Critiques Doopiennes, le marathon comics : semaine 17 !

Rex Mundi Omnibus 1 et 2

(Arvid Nelson/Eric J / Juan Ferreyra)

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(image : © Dark Horse Comics)

Rex Mundi, ça raconte quoi ?

Nous voici en 1933, à Paris. La révolution n’a jamais eu lieu et la France est resté un pays « royal ». Elle est même devenue un grand pays d’Europe sous la direction du roi Louis XXII. Nous suivons plus particulièrement le destin du docteur Julien Saunière qui, parti à la recherche de documents dérobés, tombe sur un véritable complot politique, conspirationniste et en lien avec la lignée de Jesus ! Que voit-on dans le tableau de Poussin ? Qu’est ce que le Graal ? Et qui sont les membres du prieuré de Sion ? Si vous y rajoutez des vampires, c’est une véritable aventure de plus de 1000 pages qui s’offre à vous !

Da Vinci Code ?

On ne peut bien évidemment s’empêcher de penser au livre de Dan Brown , le Da Vinci Code, qui avait connu son petit succès il y a maintenant presque 20 ans. Et pourtant, Rex Mundi et Da Vinci Code sont sortis au même moment. On ne peut donc pas accuser l’un d’avoir plagié l’autre. Je pense que Arvid Nelson et Dan Brown ont simplement eu l’envie de broder une histoire autour d’un livre, l’énigme sacrée, qui reprenait tous ces mystères. À l’époque de ma toute 1ère lecture, cela m’avait un peu gêné. Maintenant que la mode est passée, j’en ai profité pour relire ces 2 omnibus d’un trait, et je leur ai trouvés toujours les mêmes qualités et les mêmes défauts. Après, ces histoires de complot autour de Saunière ne sont que la base de départ de l’intrigue. Elles constituent globalement la 1ère partie de l’histoire qui en compte 3 véritablement distinctes. Le scénariste s’éloigne au fur et à mesure de cet aspect pour proposer totalement autre chose.

Une intrigue très complexe et un univers étoffé

Car l’intrigue et le monde de Rex Mundi sont particulièrement complexes. Le scénariste Arvid Nelson nous propose, grâce à de très longs textes descriptifs et des extraits de journaux fictifs, de découvrir toutes les coulisses de Rex Mundi dans ses moindres détails. Et c’est tout simplement passionnant lorsqu’on arrive à entrer dans l’histoire, ce qui est assez facile d’ailleurs. Le lecteur est rapidement emporté par l’intrigue, complexe et solide. Tout n’est peut-être pas toujours exploité, mais cela fait du bien de passer du temps à lire un comics en plus de 10 minutes. La 2e partie de l’histoire, à cheval sur les 2 Omnibus est sans conteste ma préférée. Elle raconte la guerre entre les différents pays européens : La France, L’Espagne, l’empire Russe et l’empire Allemand. Et franchement, on s’y croirait !  Le scénariste Arvid Nelson nous propose un véritable comics-documentaire, avec schémas et cartes à l’appui et c’est tout simplement génial !  Du très très grand comics ! J’ai vraiment adoré.

Une fin un peu trop rapide et expédiée

Et comme souvent, après une partie aussi intense, le soufflé retombe un peu pour la 3e et dernière partie de Rex Mundi. En effet, après des intrigues complexes, un univers touffu, dense et très détaillé, on a droit à une fin d’intrigue assez rapide et des épisodes assez expédiés. On a l’impression qu’on a demandé aux auteurs de rapidement ranger leurs jouets et ces derniers s’exécutent trop vite. On ne comprend pas tout, et avec des indices un peu trop prononcés, on comprend la fin trop rapidement. On n’est donc pas du tout surpris, et l’action prend le pas sur le récit. J’ai eu un peu de mal avec Jesus et sa lignée, ainsi qu’avec des vampires qui ne servent finalement pas à grand-chose. C’est dommage parce que, même si c’est loin d’être raté, c’est nettement en dessous des épisodes de départ et cela ternit un peu l’ensemble.

Une dualité aux dessins

Les dessins du 1er omnibus sont signés Eric J, qui est aussi le co-créateur de la série. Et si c’est honnête, ce n’est pas non plus très transcendant. Cela ressemble à du dessin tel qu’image pouvait en proposer dans les années 2000. Agréable mais manquant de structure. C’est très lisible mais cela tombe parfois un peu dans la facilité. En revanche, lorsque ce dernier laisse la place à Juan Ferreyra, c’est sans conteste une amélioration. Avec son côté peut-être un peu plus cartoony, le dessinateur propose des planches avec beaucoup de style et une narration vraiment impeccable. Cela ne suffit toutefois pas à sauver la fin du récit. Rex Mundi reste une œuvre un peu à part, dont la publication n’a jamais été terminée en France et qui, ma foi, se relit plutôt bien. À noter qu’on n’a plus beaucoup entendu parler ni de Arvid Nelson, ni d’Eric J alors que Juan Ferreyra conaît une bonne carrière chez DC Comics.  À découvrir dans ces omnibus Dark Horse, qui sont des petits formats couleurs mais qui ont l’avantage de ne pas être très chers.

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Rex Mundi est une série publiée par Image Comics (18 épisodes) puis Dark Horse Comics (19 épisodes). Elle a été publiée partiellement en France par les éditions Milady.

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(image : © Dark Horse Comics)

 

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(image © DC Comics, Marvel Comics)




A propos Doop 370 Articles
Doop lit des comics depuis une quarantaine d'années. Modérateur sur Buzzcomics depuis plus de 15 ans, il a écrit pour ce forum (avec la participation de Poulet, sa minette tigrée et capricieuse) un bon millier de critiques et une centaine d'articles très très longs qui peuvent aller de « Promethea » à « Heroes Reborn ». Il a développé une affection particulière pour les auteurs Vertigo des années 90, notamment Peter Milligan et Neil Gaiman.

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