Iron Man 2020 : Tony Stark perdu dans une des pires catastrophes éditoriales de Marvel Comics

 

Iron Man 2020 événement
(image © Marvel Comics)

2020 Iron Age

Episode : 1.

Auteurs : Tom DeFalco / Fonda Lee / Christopher Cantwell (scénario), Nick Roche / Damian Couceiro / Matt Horak (dessins).

Pitch : one-shot évoquant la révolution robotique, avec la poursuite du pillage de Baintronics, l’intervention d’Alkhema (ex-épouse d’Ultron) pour participer à la révolte et un point sur Dr Shapiro, le chat génial qui parle.

Avis : numéro dispensable aux dessins classiques qui livre 1 récit raté, 1 histoire correcte mais qui ne change rien à la saga, et 1 segment drôle et fun sur Dr Shapiro.

Point fort : Dr Shapiro, super personnage.

Point faible : un ensemble rapidement oublié, complètement anonyme.

 

Iron Man 2020 événement
(image © Marvel Comics)

 

2020 Ironheart

Episodes : 2.

Auteurs : Vita Ayala et Danny Lore (scénario), David Messina (dessins).

Pitch : les événements de la saga Outlawed poussent Riri Williams à abandonner la vie superhéroïque, mais elle reprend l’armure contre un crétin qui abuse des intelligences artificielles.

Personnages : essentiellement Riri Williams et ses proches

Avis : diptyque qui ne raconte presque rien et se focalise trop sur Riri et son intelligence artificielle.

Point fort : une lecture rapide.

Point faible : un ensemble vite lu, vite oublié.

 

Iron Man 2020 événement
(image © Marvel Comics)

 

2020 iWolverine

Episodes : 2.

Auteurs : Larry Hama (scénario), Roland Boschi (dessins).

Pitch : Albert, le robot Wolverine, débarque à Madripoor pour récupérer Elsie Dee, coupée en plusieurs morceaux. Yakuzas, Reavers, bagarres et course-poursuite !

Personnages : Albert, Elsie Dee, les Reavers, Madripoor.

Avis : une histoire qui assume n’avoir aucun lien avec Iron Man 2020, mais qui ranime avec plaisir un duo très agréable. De l’action fun et dynamique, des dessins inspirés, un joyeux bordel rafraîchissant.

Point fort : un blockbuster assumé et fluide, une déconnexion assumée et agréable avec la saga principale. Presque une provocation, bête et méchante.

Point faible : le lien artificiel sur la couverture avec Iron Man 2020, qui cantonne ce diptyque loin des lecteurs qui auraient pu l’apprécier.

Iron Man 2020 est publié aux USA par Marvel Comics.

 

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iron man armure tony stark
(image © Marvel Comics)




4 Commentaires

  1. Après avoir massacré Spider man (supérior) et avoir fait de P. Parker un ersatz de T. Stark, Dan Slott détruit Iron-Man avec des choix éditoriaux uniquement axés sur le buzz et la question : que faire pour en utilisant des idées bateaux (filiation, soulèvement des machines, addiction) quand on est scénariste et qu’on a aucune réelle idée novatrice pour quand même faire parler de soit. (Et je ne parle pas du design immonde de l’armure d’Arno).

    • Le design vient essentiellement du 1er Iron Man 2020, considéré comme un favori des fans. 🙂
      Cela ne justifie pas le look, mais cela déculpabilise Dan Slott de cet élément.

      Après, pour le reste…
      Je crains que Dan Slott ne soit guère responsable seul des choix éditoriaux. J’ai beaucoup aimé sa série Tony Stark : Iron Man, et j’admets que, en arrivant à l’année 2020, l’occasion était trop belle pour ne pas faire quelque chose avec Iron Man 2020.
      Maintenant, c’est raté.

      Pourquoi ?
      Parce que Dan Slott et ses collègues n’ont pas su avoir une assez bonne idée, en tout cas sortir d’un classicisme lourd et sans entrain.
      Mais aussi parce que Marvel a transformé ce qui était initialement une mini-série de six épisodes en événement avec des numéros annexes loupés. Et c’est une décision d’éditeur, pas de Dan Slott.

      Je suis surpris par ce rejet de Dan Slott, qui m’a souvent beaucoup plu, notamment en sortant les personnages des sentiers battus…
      Ici, il était évident que Arno ne resterait pas Iron Man, comme il était évident que Otto Octavius ne resterait pas dans le corps de Peter Parker. Superior Spider-Man a été pour moi non pas un massacre mais une parenthèse rafraîchissante, comme ça aurait pu l’être avec Arno – si ça avait été bien fait. Mais non.

      Dommage !
      Merci du commentaire.

  2. Fan de la première heure de Marvel (merci Lug et Semic pour les Strange, Marvel, Fantask, Nova et consorts), je ne retrouve rien dans les publications récentes de ce qui faisait mes délices. Ok c’était assez manichéen et la censure exagérait parfois. Vint les années 80 où l’ensemble se bonifia. Qu’en reste-t-il vingt ans plus tard? Après une explosion d’infographie et de scénarios de qualité qui amenèrent de la réalité dans les comics, du progressisme outrancier (féminisme à n’importe quelle sauce et pro LGBT à vomir). Ajoutez à cela la main mise de Disney pour rendre certains personnages ridicules et des histoires sans intérêt (Squirrel Girl, Iron Heart, Miss Marvel, Thorette).

    • Bonjour,
      Merci de votre commentaire.

      Je suis cependant en désaccord avec vous.

      En effet, il y a régulièrement des trous et des manques d’inspiration dans plusieurs séries. C’est hélas le lot de personnages qui bénéficient d’au moins un épisode par mois depuis bientôt 60 ans, peu ou prou.

      En soi, je ne pense pas que la période actuelle soit « pire » qu’avant. Le fait est néanmoins que les comics sont devenus un marché de niches, avec beaucoup moins de lecteurs.
      L’explosion d’autres loisirs (cinéma, séries, jeux-vidéos) a mené à un recul de la lecture de comics, donc augmentation des prix, donc minimisation du marché.

      Actuellement, le marché est composé de « vieux fans », qui veulent essentiellement ce qu’ils avaient avant… mais « râlent » quand ça correspond trop au passé.
      L’équation est très difficile à mener, car les innovations vendent peu via le système de précommandes. Les événements vendent « toujours », alors que les tentatives originales végètent et disparaissent souvent en 4/5 numéros.

      Maintenant, je suis surtout en désaccord sur vos deux derniers points.

      Progressisme outrancier ? Pas plus que l’apparition de superhéros non-blancs dans les années 60 et 70, et les remplacements de plusieurs Avengers dans les années 80. Le fait est que les réseaux sociaux deviennent des caisses de résonance de personnes qui « traquent » le moindre discours féministe ou d’ouverture, et accentuent dessus pour acter leur argument.
      Je ne dis évidemment pas que c’est votre cas, mais je pense que « nous » pouvons avoir une vision biaisée de la chose du fait de ces comportements.

      D’autant que, sur le fond, est-ce vraiment grave de voir plus d’oeuvres féministes et ouvertes sur le genre, la sexualité ?
      Des décennies d’oeuvres essentiellement sur des superhéros masculins et hétérosexuels demandent aussi un équilibre.
      C’est la marche du monde, et il me semble aller dans la bonne direction ; celle de plus de diversité.

      Enfin, je pense sincèrement que Disney n’agit en rien sur Marvel Comics.
      Disney s’en fiche, sauf si ça déborde.
      Marvel Comics est trop petit, ne rapporte pas assez ; ça passe sous le radar. Marvel Comics n’est plus que la branche Recherche & Développement de Marvel Studios, qui fait les films.
      Disney n’a aucun intérêt à intervenir ou censurer les comics : ceux-ci vendent trop peu pour que ça ait une importance financière et commerciale. Disney peut cependant intervenir si les comics vont « trop loin »… mais Marvel s’auto-censurait déjà depuis des années, et Warner fait de même avec DC.

      Merci encore de votre commentaire, c’est un plaisir d’échanger en parallèle de mes articles.

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