Iron Man 2020 : Tony Stark perdu dans une des pires catastrophes éditoriales de Marvel Comics

 

Iron Man 2020 événement
(image © Marvel Comics)

2020 Machine Man

Episodes : 2.

Auteurs : Christos N. Gage et Tom DeFalco (scénario), Andy MacDonald et Mike Hawthorne (dessins).

Pitch : Machine Man lutte contre le régime oppressif d’Arno Stark, notamment pour libérer Jocaste, son ex-femme soumise à Iron Man 2020. En parallèle, des pilleurs tentent de voler Baintronics, liée à Arno Stark.

Personnages : essentiellement Machine Man et Jocaste.

Avis : diptyque qui rappelle les fondamentaux de Machine Man, et lie la version initiale aux apports de la série Nextwave. Mais un ensemble qui s’oublie rapidement, handicapé par un récit parallèle sans intérêt.

Point fort : le point sur Machine Man.

Point faible : le récit annexe, lourd et désagréable.

 

Iron Man 2020 événement
(image © Marvel Comics)

 

2020 Force Works

Episodes : 3.

Auteurs : Matthew Rosenberg (scénario), Juanan Ramirez (dessins).

Pitch : des proches d’Iron Man viennent aider Mockingbird infiltrée en Amérique du Sud, pour combattre notamment des Deathloks, Ultimo et MODOK qui veut conquérir le monde.

Personnages : War Machine, US Agent, Quake, Maria Hill, Mockingbird, Deathlok, Ultimo, MODOK.

Avis : un naufrage scénaristique, sur un dessin plat. Le triptyque n’a aucun lien direct avec Iron Man 2020, hormis une lutte contre des machines. L’histoire ne ravive en rien l’esprit des Force Works originaux, et l’ensemble est long et désagréable.

Point fort : ça ne dure que 3 numéros.

Point faible : ça dure quand même 3 numéros.

 

Iron Man 2020 événement
(image © Marvel Comics)

 

2020 Rescue

Episodes : 2.

Auteurs : Dana Schwartz (scénario), Jacen Burrows (dessins).

Pitch : Pepper Potts récupère l’ADN des parents naturels de Tony Stark pour lui recréer un corps « parfait », afin de le ressusciter pleinement.

Personnages : Pepper Potts, Amanda Armstrong, Jude, l’Hydra.

Avis : une bonne petite surprise. Pepper est touchante et bien écrite dans sa démarche et ses réactions, avec plusieurs bonnes idées (armure Endgame, intelligence artificielle copiée sur Happy Hogan).

Point fort : la caractérisation, les apports, le dynamisme.

Point faible : ça reste assez secondaire et finalement très classique.

 

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armures Iron Man
(image © Marvel Comics)

 

Le final de Iron Man 2020 arrive !




4 Commentaires

  1. Après avoir massacré Spider man (supérior) et avoir fait de P. Parker un ersatz de T. Stark, Dan Slott détruit Iron-Man avec des choix éditoriaux uniquement axés sur le buzz et la question : que faire pour en utilisant des idées bateaux (filiation, soulèvement des machines, addiction) quand on est scénariste et qu’on a aucune réelle idée novatrice pour quand même faire parler de soit. (Et je ne parle pas du design immonde de l’armure d’Arno).

    • Le design vient essentiellement du 1er Iron Man 2020, considéré comme un favori des fans. 🙂
      Cela ne justifie pas le look, mais cela déculpabilise Dan Slott de cet élément.

      Après, pour le reste…
      Je crains que Dan Slott ne soit guère responsable seul des choix éditoriaux. J’ai beaucoup aimé sa série Tony Stark : Iron Man, et j’admets que, en arrivant à l’année 2020, l’occasion était trop belle pour ne pas faire quelque chose avec Iron Man 2020.
      Maintenant, c’est raté.

      Pourquoi ?
      Parce que Dan Slott et ses collègues n’ont pas su avoir une assez bonne idée, en tout cas sortir d’un classicisme lourd et sans entrain.
      Mais aussi parce que Marvel a transformé ce qui était initialement une mini-série de six épisodes en événement avec des numéros annexes loupés. Et c’est une décision d’éditeur, pas de Dan Slott.

      Je suis surpris par ce rejet de Dan Slott, qui m’a souvent beaucoup plu, notamment en sortant les personnages des sentiers battus…
      Ici, il était évident que Arno ne resterait pas Iron Man, comme il était évident que Otto Octavius ne resterait pas dans le corps de Peter Parker. Superior Spider-Man a été pour moi non pas un massacre mais une parenthèse rafraîchissante, comme ça aurait pu l’être avec Arno – si ça avait été bien fait. Mais non.

      Dommage !
      Merci du commentaire.

  2. Fan de la première heure de Marvel (merci Lug et Semic pour les Strange, Marvel, Fantask, Nova et consorts), je ne retrouve rien dans les publications récentes de ce qui faisait mes délices. Ok c’était assez manichéen et la censure exagérait parfois. Vint les années 80 où l’ensemble se bonifia. Qu’en reste-t-il vingt ans plus tard? Après une explosion d’infographie et de scénarios de qualité qui amenèrent de la réalité dans les comics, du progressisme outrancier (féminisme à n’importe quelle sauce et pro LGBT à vomir). Ajoutez à cela la main mise de Disney pour rendre certains personnages ridicules et des histoires sans intérêt (Squirrel Girl, Iron Heart, Miss Marvel, Thorette).

    • Bonjour,
      Merci de votre commentaire.

      Je suis cependant en désaccord avec vous.

      En effet, il y a régulièrement des trous et des manques d’inspiration dans plusieurs séries. C’est hélas le lot de personnages qui bénéficient d’au moins un épisode par mois depuis bientôt 60 ans, peu ou prou.

      En soi, je ne pense pas que la période actuelle soit « pire » qu’avant. Le fait est néanmoins que les comics sont devenus un marché de niches, avec beaucoup moins de lecteurs.
      L’explosion d’autres loisirs (cinéma, séries, jeux-vidéos) a mené à un recul de la lecture de comics, donc augmentation des prix, donc minimisation du marché.

      Actuellement, le marché est composé de « vieux fans », qui veulent essentiellement ce qu’ils avaient avant… mais « râlent » quand ça correspond trop au passé.
      L’équation est très difficile à mener, car les innovations vendent peu via le système de précommandes. Les événements vendent « toujours », alors que les tentatives originales végètent et disparaissent souvent en 4/5 numéros.

      Maintenant, je suis surtout en désaccord sur vos deux derniers points.

      Progressisme outrancier ? Pas plus que l’apparition de superhéros non-blancs dans les années 60 et 70, et les remplacements de plusieurs Avengers dans les années 80. Le fait est que les réseaux sociaux deviennent des caisses de résonance de personnes qui « traquent » le moindre discours féministe ou d’ouverture, et accentuent dessus pour acter leur argument.
      Je ne dis évidemment pas que c’est votre cas, mais je pense que « nous » pouvons avoir une vision biaisée de la chose du fait de ces comportements.

      D’autant que, sur le fond, est-ce vraiment grave de voir plus d’oeuvres féministes et ouvertes sur le genre, la sexualité ?
      Des décennies d’oeuvres essentiellement sur des superhéros masculins et hétérosexuels demandent aussi un équilibre.
      C’est la marche du monde, et il me semble aller dans la bonne direction ; celle de plus de diversité.

      Enfin, je pense sincèrement que Disney n’agit en rien sur Marvel Comics.
      Disney s’en fiche, sauf si ça déborde.
      Marvel Comics est trop petit, ne rapporte pas assez ; ça passe sous le radar. Marvel Comics n’est plus que la branche Recherche & Développement de Marvel Studios, qui fait les films.
      Disney n’a aucun intérêt à intervenir ou censurer les comics : ceux-ci vendent trop peu pour que ça ait une importance financière et commerciale. Disney peut cependant intervenir si les comics vont « trop loin »… mais Marvel s’auto-censurait déjà depuis des années, et Warner fait de même avec DC.

      Merci encore de votre commentaire, c’est un plaisir d’échanger en parallèle de mes articles.

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