Wonder Woman : Guerre et Amour – Des Dieux parmi les Hommes !

(image © DC Comics)

Après une catastrophe, les Dieux de l’Olympe se retrouvent sur Terre sans savoir comment. Cette arrivée bouleverse l’existence de l’humanité. Au cœur de ce chaos, Wonder Woman cherche une réponse : qu’est devenue Thémyscira ? G. Willow Wilson signe avec Wonder Woman : Guerre et Amour un retour aux fondamentaux, peut-être trop classique ?
■ par JB

 

Couverture de Terry Dodson
(image © DC Comics)

 

Arès est mort, vive Arès. Le Dieu de la Guerre était emprisonné sur Thémyscira. Il a demandé à sa compagne de cellule, Grail, de le tuer. Il s’est ainsi évadé et a bouleversé l’ordre divin. Dieux et créatures mythologiques apparaissent soudain sur Terre. Volontairement ou non, ils sèment le désordre par leur seule présence. La guerre suit Arès partout où il passe, et les habitants d’une ville perdent leurs inhibitions à l’arrivée de la progéniture d’Aphrodite. Némésis, déesse de la Rancune, collabore avec Veronica Cale, que la disparition de l’île des Amazones touche personnellement. Mais Wonder Woman a ses propres problèmes. Outre la disparition de son peuple, elle doit affronter ses peurs les plus secrètes.

(image © DC Comics)

Un point d’entrée pour les nouveaux lecteurs

Wonder Woman : Guerre et Amour contient les n°58 à 72 de la série Wonder Woman qui a suivi DC Rebirth. Vous vous demandez peut-être pourquoi Urban Comics relance une série de 2 albums ? Ce changement est tout d’abord dû à l’arrivée de l’auteure G. Willow Wilson sur la série. Elle s’appuie sur les histoires de ses prédécesseurs, Greg Rucka et James Robinson, afin de redistribuer les cartes. Dans les souterrains de l’île des Amazones, Grail, fille de Darkseid, tue Arès à la demande de ce dernier. Cet acte crée un paradoxe qui expédie les divinités et les créatures mythologiques sur Terre. Ce mélange entre dieux et hommes rappelle d’ailleurs le run de George Perez. Mais la disparition de Thémyscira implique également celle de la fille de Veronica Cale, qui s’y trouvait à la fin du run de Greg Rucka. Si vous n’êtes pas familier avec l’univers du personnage, pas d’inquiétude ! L’éditorial d’Urban Comics fournit aux nouveaux arrivants les informations nécessaires pour comprendre tout ce qui a précédé. Wonder Woman : Guerre et Amour pose ainsi un nouveau statu quo : tout en gérant l’arrivée de dieux et de titans, Diana part en quête de son peuple aux côtés de nouveaux alliés.

 

 

Pégase, minotaure et satyre
(image © DC Comics)

 

Un entourage renouvelé

Ce renouveau de la série s’accompagne ainsi de l’ajout de nouveaux personnages. En effet, Etta Candy est écartée à la fin de la 1re histoire. De son côté, Steve Trevor joue les utilités. A l’inverse, Aphrodite s’incruste auprès du couple à l’issue du récit liminaire. Pas facile de vivre en amoureux lorsque la déesse de l’amour est là pour vous juger ! Cependant, perdue sur Terre et peu désireuse de créer un culte, Aphrodite n’a d’autre choix que de se réfugier chez l’Amazone, et de l’aider dans sa quête. Un trio de personnages insolites fait également son apparition. Le cheval ailé Cadmus, légèrement obsédé par le sexe, Eiréné, une minotaure, et le satyre Damon. Leurs aventures dans la civilisation moderne sont la principale source d’humour de ce volume. Et Maggie, serveuse qui suit les trois créatures mythiques dans leurs pérégrinations, avant de devenir elle-même une héroïne de contes de fées.

 

Aphrodite
(image © DC Comics)

 

Des débuts laborieux

Dans sa sélection mensuelle, l’ami Doop n’a pas retenu cet album après lecture des 1ers numéros VO qui composent Wonder Woman : Guerre et Amour. Ce chapitre m’a également posé problème. Le 1er récit de ce tome, « Une Guerre Juste », part d’un postulat étonnant. En effet, Arès a semble-t-il trouvé la sagesse durant son emprisonnement. Il souhaite désormais se consacrer à la justice ! Mais maintenant qu’il se bat pour une cause, le Dieu de la Guerre n’est plus un manipulateur. Il est devenu un fanatique. Wonder Woman affronte donc son ennemi de toujours afin de lui faire comprendre qu’une cause juste ne justifie pas les crimes de guerre. Le problème est qu’Arès revient encore et encore à la charge après avoir appris sa leçon ! Fort heureusement, la suite est plus variée. Un face à face avec Veronica Cale que Wonder Woman ne peut résoudre avec ses points, une virée en compagnie de Giganta ou encore les ravages de l’amour que suscite Atlantiade, enfant d’Aphrodite. (suite de l’article page suivante)

 

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(image © DC Comics, Warner Bros Pictures)
La suite ? Tout de suite !




A propos JB 137 Articles
Lecteur de comics depuis 30 ans, pinailleur Marvel, râleur DC et nostalgique des séries Valiant des années 90.