Qui est le Joker ? Les vraies origines du Clown Prince du Crime !

 

Au cinéma et à la télévision

Jack Nicholson
(image © DC Comics)

À partir des années 80, le Joker soigne aussi son image de tueur en série au cinéma et à la télévision. Oublié l’hystérisme de Cesar Romero. Dans Batman de Tim Burton, Jack Nicholson vole la vedette au héros (et pour cause, c’est la tête d’affiche !). Avec toutefois une grosse entorse aux origines du personnage. Car le film Batman explique que Joker s’appelle en réalité Jack Napier (la version comics n’a pas de nom) et qu’il est le criminel qui a assassiné les parents du petit Bruce Wayne ! Quoiqu’il en soit, la noirceur du film colle avec le Joker des comics. L’autre œuvre importante pour l’avenir du Joker, c’est la série animée Batman de Bruce Timm et Paul Dini. En effet, on affuble le Joker d’une partenaire qui va faire son chemin : Harley Quinn. Si on peut croire un temps à une romance entre les 2 personnages, rapidement le couple tourne mal au point où le Joker cherchera à trucider sa partenaire.

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(image © Warner Bros Pictures)

 

 

Ennemis intimes

(image © DC Comics)

Voilà donc la réputation du Joker redorée. En s’attaquant à des proches, Le Clown Prince du Crime est devenu l’ennemi intime de Batman. Son statut de nemesis est définitivement assuré. À partir de là, il s’agit pour DC Comics de lui conserver ce statut en dosant ses apparitions. Hors de question de le diluer dans le tout venant des ennemis de Batman. Juste avant Knightfall, le Joker est un des derniers adversaires d’envergure du Dark Knight… Mais il est aussi un des 1ers à comprendre que le Batman en armure n’est qu’un remplaçant. En 1999, le Joker sème à nouveau la terreur lors d’un event d’importance : No Man’s Land, où Gotham est ravagé par un tremblement de terre. Dans les décombres, Batman et ses alliés libèrent la ville au prise des gangs des supervilains classiques. Le Joker s’y montre résistant et particulièrement sanglant. À noter que DC Comics profite de No Man’s Land pour intégrer Harley Quinn, appréciée des téléspectateurs, dans la continuité des comics. En 2000, Empereur Joker est l’occasion de montrer toute l’étendue de la folie du Joker. Ayant récupéré les pouvoirs surnaturels de Mr. Mxyzptlk, un adversaire récurrent de Superman, le Clown réinvente le monde et le façonne à l’image de son esprit torturé. En 2001, dans Joker’s Last Laugh, il transforme en jokers de nombreux supervilains qu’il lance dans une vague de crimes sans précédent. Plus sobres, dans une histoire de Gotham Central, Ed Brubaker, Greg Rucka et Michael Lark font du Joker un sniper qui terrorise Gotham sous la neige.

 

 

The Dark Knight et Heath Ledger

En 2008, le Joker revient au cinéma dans très attendu Dark Knight de Christopher Nolan (la fin de Batman Begins annonçait clairement son retour). D’une certaine façon, c’est un quasi retour aux sources du personnage. Comme dans les 1res apparition du Joker version comics, l’acteur Heath Ledger en fait un anonyme, sans autre visage que le faciès maquillé de blanc, et un sadique. Mais surtout, il ajoute une touche intéressante sortie des comics : ce qui séduit le Joker, ce n’est pas tant la criminalité « ordinaire », mais de semer le désordre et le chaos. Comme dans les comics, l’opposition Batman-Joker devient un peu plus que le simple affrontement entre surhommes.

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La suite ? Tout de suite !




A propos Stéphane Le Troëdec 441 Articles
Stéphane Le Troëdec est spécialiste des comics, traducteur et conférencier. En 2015, il s'occupe de la rubrique BD du Salon Littéraire. Puis en 2017, il rejoint l'équipe de Boojum, l'animal littéraire, dont il devient le responsable de la rubrique pop culture. Ses autres hobbys sont le cinéma fantastique et les jeux. Enfin, et c'est le plus important : son chiffre porte-bonheur est le cinq, sa couleur préférée le bleu, et il n’aime pas les chats.