Deadpool – Assassin : Mark Bagley plonge Wade Wilson dans un deluge d’action !

Deadpool assassin
(image © Panini Comics, Marvel Comics)

Deadpool est de retour dans un court récit complet qui fait la part belle à l’action et au gore. L’occasion aussi pour Mark Bagley et Cullen Bunn de retrouver de vieux persos de la franchise X-Men. Un album très agréable.
■ par Stéphane Le Troëdec

 

Deadpool assassin
(image © Panini Comics, Marvel Comics)

 

Dans un avion survolant la Bavière, un commando de mercenaires armés jusqu’aux dents s’apprête à sauter en parachute pour effectuer leur mission. Hélas pour eux, Deadpool est bien décidé à la faire capoter. Autrement dit, ça va charcler, et il n’y aura pas de survivants ! Mais pourquoi Wade Wilson se donne-t-il tant de mal ? C’est bien simple : il a décidé de prendre sa retraite sur une île paradisiaque. Deadpool a donc besoin d’argent et, coup de chance, son acolyte, La Fouine, a des missions a lui confier. L’une d’elle l’envoie à la Nouvelle Orléans pour protéger un homme de la Guilde des assassins. Mais très vite, les choses se compliquent : la Guilde des assassins a une dent contre Deadpool, qui lui-même s’interroge sur l’identité de son protégé. Et Wade Wilson ignore encore que la Fouine est maintenant marié et mène une double vie : époux idéal le jour et employeur underground la nuit. Autant dire que Deadpool n’est pas au bout de ses surprises…

 

Deadpool assassin
(image © Panini Comics, Marvel Comics)

 

Mark Bagley redonne le sourire à Deadpool

Le gros point fort de ce Deadpool : Assassin, c’est bien évidemment le dessinateur Mark Bagley. Révélé au milieu des années 1980 avec New Warriors puis Thunderbolts, Mark Bagley a fait une bonne partie de sa carrière chez Marvel Comics, plus précisément dans l’univers de Spider-Man avec des séries comme Amazing Spider-Man ou Ultimate Spider-Man. Dernièrement, on l’avait retrouvé sur le très sympathique L’Histoire d’une vie. Deadpool ressemblant beaucoup à un Spider-Man détraqué, c’est un plaisir de le voir sur ce Deadpool : Assassin. Mark Bagley nous régale avec des planches claires, lisibles et bourrées de petits détails et autres easter eggs. L’artiste offre à Wade Wilson un design un peu différent puisqu’il accentue les expressions de son visage via un procédé tout simple : on devine sous le masque les expressions de sa bouche que ce soit des sourires ou des grimaces de douleur. Et mine de rien cela booste le perso !

 

Deadpool assassin
(image © Panini Comics, Marvel Comics)

 

Cullen Bunn pour plus de gore

Le scénariste Cullen Bunn prend en main Deadpool le temps d’Assassin, saga en 6 numéros qui forment un récit complet. Cullen Bunn est un scénariste qui aime les récits horrifiques et/ou comiques, ou du moins qui ne lésine pas sur la violence et le gore quand on lui en donne l’occasion. Ce Deadpool : Assassin lui donne l’occasion de nous offrir les 2 facettes de son talent. Wade Wilson adore les bons mots et les blagounettes et ici c’est un festival. Mais c’est surtout l’aspect gore qui prédomine. Ici, ça décapite, ça tranche des membres, ça transperce les corps. Avec de généreuses giclées de sang, bien entendu. À 1re vue, ces exagérations gore passent inaperçues car le style graphique de Mark Bagley, relativement propre, tempère les effets. Mais à bien y regarder, oui, Deadpool : Assassin est un récit plutôt violent, réservé à un public averti.

 

Deadpool assassin
(image © Panini Comics, Marvel Comics)

 

Deadpool et la Fouine face à la Guilde des Assassins

Deadpool : Assassin, c’est l’occasion de montrer l’affrontement entre Deadpool et la Guilde des Assassins. Cette organisation criminelle est liée aux X-Men et plus précisément à Gambit. Elle est apparue au début des années 90 dans Ghost Rider 26 à l’occasion d’un crossover entre le Motard fantôme et les X-Men. Ce n’est pas le seul perso venu de la franchise mutante puisqu’on retrouve aussi Threnody, une « vampire énergétique » apparue dans X-Men, X-Man, Wolverine ou Factor-X. Cullen Bunn en profite pour injecter dans Deadpool : Assassin des supervilains de 2nde zone pittoresques comme Harvester, Razorfist et ses lames à la place des mains, ou bien Blackout. Notez que ce n’est jamais un obstacle à la compréhension de l’intrigue, Cullen Bunn donnant suffisamment d’infos aux lecteurs néophytes. Ce qui rend Deadpool : Assassin très agréable à défaut d’être indispensable. Si après les 30 ans du personnage, vous cherchez un bon récit Deadpool sans une continuité trop lourde, de la baston, des effusions de sang et de bons mots, avec Deadpool : Assassin vous avez trouvé le comics qu’il vous faut ! ■

Deadpool assassin
(image © Panini Comics, Marvel Comics)

Deadpool : Assassin est un comics publié en France chez Panini Comics. Il contient Deadpool : Assassin 1-6.

 

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A propos Stéphane Le Troëdec 539 Articles
Stéphane Le Troëdec est spécialiste des comics, traducteur et conférencier. En 2015, il s'occupe de la rubrique BD du Salon Littéraire. Ses autres hobbys sont le cinéma fantastique et les jeux. Enfin, et c'est le plus important : son chiffre porte-bonheur est le cinq, sa couleur préférée le bleu, et il n’aime pas les chats.

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