The Morlocks : lorsque Geoff Johns, l’artisan de DC Rebirth, écrivait les mutants de Marvel Comics !

(image © Marvel Comics)

The Morlocks, mini-série de Geoff Johns et Shawn Martinbrough offre une nouvelle vision de la Cour des Miracle mutante. 7 mutants de Chicago tentent de survivre aux machines à tuer lancées à leur trousse. Une lutte des classes explosives à redécouvrir !
■ par JB

 

Morlocks Postman Cell Electric Eve Trader Angel Dust Litterbug Shatter
(image © Marvel Comics)

Tous les mutants ne se retrouvent pas à Westchester, sous la protection des X-Men. À Chicago, les homo superiors sont traqués. Au mieux, c’est la police qui les pourchasse. Mais dans le pire des cas, ils doivent fuir les Sentinelles, des robots tueurs qui n’ont qu’un objectif : leur extermination. Ils se terrent dans les égouts, seule protection contre les systèmes de détection des Sentinelles. Les Morlocks, 7 mutants venus d’horizons divers, se rassemblent pour survivre. Postman est capable d’effacer tout ou partie de la mémoire de ses adversaires. Trader peut disparaître dans l’ombre. Electric Eve peut électrocuter ses ennemis mais risque de griller ses propres neurones. Le corps de Shatter est résistant mais pas invincible. Celui de Cell ne forme qu’une seule et unique cellule. Angel Dust peut faire monter sa propre adrénaline pour augmenter sa force mais perd tout contrôle. Les griffes et le corps de Litterbug permet de creuser à travers la plupart des solides. Leurs pouvoirs seront-ils suffisants pour arrêter les Sentinelles et ceux qui les contrôlent ?

Electric Eve
(image © Marvel Comics)

Les Morlocks, les parias mutants

Le début des années 2000 est une période faste pour les mutants Marvel. Grant Morrison a lancé les New X-Men, et Chris Claremont revient sur la série X-Treme X-Men. Des auteurs commencent à explorer le monde des mutants. La série The Brotherhood suit un groupuscule très inspiré de L’Armée de libération symbionaise. Muties est un titre anthologique dont chaque numéro s’intéresse à un jeune mutant. Les Morlocks de cette série restent dans cette mouvance. Nos antihéros s’inspirent pour leur nom des Morlocks de New York, dont ils pensent qu’ils ne sont qu’une légende urbaine. Au contraire des mutants de Grant Morrison, dont la différence crée une culture à part entière, la mutation des Morlocks fait d’eux des exclus. Un ancien trader se retrouve démuni après qu’un collègue l’a outé dans son milieu de travail. Une adolescente fugue lorsqu’elle réalise sa différente, un autre se tire une balle dans la tête avant de réaliser que sa mutation l’a rendu pratiquement invulnérable. Leurs origines renouvellent ainsi la métaphore des Morlocks originaux, évocateurs des sans-abris.

Postman
(image © Marvel Comics)

Des niveaux de gris

Pour autant, les personnages de The Morlocks ne sont pas héroïques, loin de là. Leur objectif est de survivre, mais ils sont si différents qu’un pacte supplémentaire est nécessaire. Chacun a droit à un vœu, que l’équipe l’aidera à accomplir avant de disparaître dans les souterrains. Angel Dust, une adolescente fugueuse, et Postman, un ancien père de famille, ne souhaitent que revoir leurs familles une dernière fois. Shatter veut libérer son seul ami, son chien. Mais d’autres ont des objectifs plus sombre. Electric Eve veut se venger de son souteneur, et Trader de l’homme qui a ruiné sa vie. Les Morlocks vont ainsi se retrouver complices de meurtre. De plus, la plupart d’entre eux maîtrise mal leurs pouvoirs. Postman peut effacer un élément choisi de la mémoire d’une personne. Par accident, il s’est effacé de celle de sa famille. Et dans une situation extrême, il va à nouveau perdre le contrôle. Litterbug, de son côté, a contribué à construire les engins de mort qui traque l’équipe. (suite de l’article page suivante)

 

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Age of X-Man
(image © Marvel Comics)

 

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Lecteur de comics depuis 30 ans, pinailleur Marvel, râleur DC et nostalgique des séries Valiant des années 90.