Quand la Mort elle-même a laissé Spider-Man tranquille (pour cette fois)

Le numéro 17 de la série Spider-Man, paru en 1991, est un OVNI narratif comme on en voit peu. Une expérience quasi-métaphysique, bien loin des bastons classiques contre le Rhino ou le Vautour. Ça commence pourtant de manière assez terre-à-terre : Peter sauve deux laveurs de vitres dont la nacelle se fait la malle en pleine hauteur. Mais pas le temps de souffler : en s’écrasant, la plate-forme perce une cuve de fréon liquide. Résultat, nuage toxique en approche et une mère avec sa fille au mauvais endroit, au mauvais moment. Le Tisseur fonce. Parce que c’est ce qu’il fait. Mais cette fois, même son corps dopé à la radioactivité ne suffit pas. Peter est submergé par le gaz. Et meurt. Littéralement.
S’ensuit un trip étrange : Peter entame sa traversée vers l’au-delà. Et qui l’attend en embuscade ? Thanos. Oui, monsieur. Le Titan fou himself. Discussion philosophique tendue, clash de visions : le nihilisme cosmique contre le sens du devoir new-yorkais. L’échange vire à l’affrontement, mais c’est la Mort — en personne, s’il vous plaît — qui calme le jeu. Et là, twist : elle prend le parti de Spider-Man. Pas parce qu’elle est fan de super-héros, non. Mais parce qu’elle reconnaît que ce petit humain en collants rouges continue d’empêcher des morts. Alors elle lui accorde un sursis. Peter revient à la vie, prêt à continuer son job de héros. Jusqu’à la prochaine fois.
Le Vautour a tué Spider-Man (mais c’est Doc Ock qui l’a ramené)

En 1994, l’arc Web of Death se baladait entre deux séries : The Amazing Spider-Man et The Spectacular Spider-Man. Quatre chapitres, quatre numéros, et un Peter Parker en sale état. La faute au Vautour, ce bon vieux Adrian Toomes, qui l’empoisonne avec un produit sans antidote connu. Le genre de poison qui ne vous offre pas de baroud d’honneur. Dans les deux premiers chapitres, on assiste à une lente descente aux enfers : Peter vacille, perd ses moyens, s’affaiblit à vue d’œil. Ça pue la fin.
Dr Octopus : 10 héritiers méconnus d’un des pires ennemis de Spider-Man
Et puis, plot twist : au troisième épisode, c’est le Docteur Octopus en personne qui lui tend une bouée de sauvetage. Le vilain à tentacules balance un antidote, pas par bonté d’âme (faut pas rêver), mais parce qu’il a ses propres plans. Peter avale le remède… et son cœur s’arrête. Paf. Rideau. Fin du game. Mais Octopus ne s’en laisse pas conter. Il entame une réanimation de haute volée : médocs, décharges, massage cardiaque, tout y passe. Et ça marche. Peter revient à la vie. Mort cliniquement ? Oui. Revenant de l’autre côté ? Aussi. Merci qui ? Merci Otto. [CLIQUEZ SUR LA PAGE SUIVANTE]