« Lazarus » sans Forever ! [la critique de Lazarus, tome 6]

lazarus tome 6 critique x+66

Lazarus est certainement une des meilleures dystopies du moment. L’univers est passionnant et foisonnant au point que l’éditeur se permet un tome entier avec des récits de personnages secondaires. Une bien belle manière de creuser encore plus cet univers inquiétant et fascinant. Indéniablement une réussite !
■ par Dragnir

 

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Un monde cruel

La puissante famille Carlyle détient la majeure partie de l’Amérique du nord. Elle règne sans partage grâce notamment à son Lazare, la belle Forever Carlyle qui a sous ses ordres directs la force d’élite de l’armée de la famille : les Dagues. Casey Solomon était un « déchet », la classe sociale la plus basse de ce monde promis à vivre dans la misère tout au long de leur vie et méprisée des familles régnantes ainsi que de leurs serfs. Pourtant, la jeune femme a attiré l’attention du Commandant Forever elle-même. Le Lazare a décidé de l’intégrer comme recrue de sa force armée au grand dam des autres prétendants à l’incorporation qui eux sont des vétérans aguerris. L’entraînement va se révéler à la hauteur de sa terrible réputation. Durant celui-ci, certains abandonneront, certains se blesseront, certains y laisseront la vie. Casey deviendra une Dague… Ou mourra en essayant !

 

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Lazarus est toujours aussi bon

Allons-y franco : Lazarus est une excellente série d’anticipation, une de mes préférées en tout cas. Voici un univers absolument effrayant où des dynasties écrasent des peuples entiers par la terreur et s’entre déchirent pour de sombres histoires de contrôle territorial. Le comics Lazarus est bien loin d’être bas du front : les intrigues sont à la fois politiques et truffées d’une action brutale, sans concessions. Une série intelligemment écrite par un Greg Rucka en bonne forme qui, comme à son habitude, insiste bien davantage sur l’aspect humain et la psychologie des personnages en les plaçant dans des contextes extrêmes. L’intérêt de ce tome réside dans le fait qu’il s’agit de récits publiés aux USA dans une mini-série de six épisodes et que chacun va évoquer un personnage de second plan.

 

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Des récits annexes bienvenus

Pour les aficionados de Lazarus, c’est du petit lait ! On va plus loin dans cet univers et on creuse le décor et le background. C’est précisément ce que nous autres lecteurs de comics recherchons : des mondes vastes et complexes ! Quel plaisir à travers ses pages d’en savoir plus sur les Lazares des familles qui dirigent le Moyen Orient, l’Afrique ou la Russie. On y apprend aussi qu’une certaine forme de résistance existe contre l’hégémonie de ces familles qui domine le monde et que celle-ci s’organise malgré une police hautement répressive.
Chaque récit est illustré par un dessinateur différent. Mais cela ne nuit en rien à la lecture puisque ce sont bel et bien des histoires qui se lisent indépendamment les unes des autres avec pour objectif d’enrichir la trame principale.
C’est donc une vraie douceur offerte aux fidèles de la série. Il est clair que ce n’est absolument pas le bon tome pour commencer la série Lazarus. Mais l’ensemble est tellement bon que cela vaut bien d’acheter les cinq premiers volumes pour profiter de celui-ci ! ■

lazarus tome 6 critique x+66

Lazarus, tome 6 – X+66 est un comics de 176 pages écrit par Greg Rucka et dessiné par Mack Chater, Bilquis Evely, Justin Greenwood, Tristan Jones, Steve Lieber et Alitha Martinez. Cet album est publié en France par Glénat au prix de 15,95 €. Les épisodes originaux sont parus aux USA chez Image Comics.




A propos Dragnir 44 Articles
Dragnir , c'est 120 kilos d'amour des comics ! Lecteur depuis plus de 40 ans, il est désormais muni d'un cal au pouce de plus de 9 cm a force de tourner les pages des comics indépendants voire underground US ou UK dont il s'est fait une spécialité.