Dark Nights : Death Metal – Multiverse’s End n°1

Cet article consacré à Dark Nights : Death Metal – Multiverse’s End n°1 fait partie de la chronologie DC Comics de l’année 2020.

Titre VO : Multiverse’s End

Titre VF : La Fin du multivers

Parution VO : 29 septembre 2020

Crédits :

James Tynion IV (Scénario)

Juan Gedeon (Dessin)

Juan Gedeon (Encrage)

Mike Spicer (Couleurs)

Parution VF : album Batman Death Metal n°2 paru chez Urban Comics

Résumé et notes de lecture :

À l’assaut des Tours diapasons de Perpetua !

Death Metal, suite. Perpetua, la Mère du Multivers, a disposé 5 tours diapason sur 5 Terres différentes, Terre-3, Terre-X, Terre-29, Terre-43 et Terre-50. Ces diapasons lui servent de batteries captant l’énergie de la souffrance des victimes de ces mondes alternatifs. Les principaux héros du Green Lantern essaient de libérer les gens et détruire les tours pour couper les sources d’énergie de Perpetua. On suit principalement les aventures de Guy Gardner et Captain Carrot sur Terre-X et celles de John Stewart sur Terre-3.

Guy Gardner et Captain Carrot ensembles !

Sur Terre-X, Guy Gardner et Captain Carrot semblent parvenir à libérer la Tour. Mais bientôt Perpetua invoque le Bébé Batman (hum) et son Corps des Batmen arc-en-ciel (re-hum !). Oui, bon, fallait bien une allusion ou deux aux idées de Scott Snyder ! Gardner et Captain Carrot s’échappent de justesse, emportant les victimes de Perpetua et leurs alliés dans leur Porteur via la Plaie.

Owlamn trahit le Syndicat

De son côté, sur Terre-3, John Stewart, Wonder Woman de Terre-6 et le Président Superman noir de la Terre-23 rencontrent une grosse opposition avec le Syndicat du Crime et particulièrement Owlman, une version maléfique de Batman. Ce dernier a capturé John et au fil de leur discussion, Owlman comprend que Perpetua pourrait bien au final le trahir, une fois qu’elle n’aura plus besoin de lui. Les explications de Stewart lui font penser qu’il existe dans toutes les versions du Multivers et qu’il survivra, quoi qu’il arrive. Owlman choisit alors de trahir ses équipiers du Syndicat mais aussi Perpetua.

Prends ça, Bébé Batman !

Le Bébé Batman et son Corps des Batmen arc-en-ciel déboulent sur Terre-3, bien décidé à lui régler son compte. Mais il a sous-estimé la force et la ruse d’Owlman. Avant de le trucider, Owlman lui déclare : « Tu es une idée stupide [ce n’est pas tout à fait faux]. Personne ne se souviendra de toi », avant de tout faire exploser : Blam !

Tout espoir n’est pas perdu pour les héros DC

L’épisode se termine sur le Porteur qui vogue dans la Plaie, l’espace entre les dimensions. Le Green Lantern Kyle Rainer annonce que les 5 Tours sont tombées (on a failli les oublier). Perpetua maintenant affaiblie, tout espoir n’est donc pas perdu.

Impressions

Il n’est pas interdit de penser que ce qu’il y a peut-être de plus réussi dans Death Metal, ce sont les récits annexes. Dès qu’on met Scott Snyder et ses Snyderies de côté, on peut tomber sur des petites histoires pas mauvaises et distrayantes, comme ce Dark Nights : Death Metal – Multiverse’s End ! James Tynion IV essaie de résumer le crossover en court via la discussion entre Stewart et Owlman (qui du coup fait un peu redondante quand on suit l’intrigue générale, mais bon on ne peut pas tout avoir, n’est-ce pas ?). Ce récit est l’occasion de revoir certains personnages comme Captain Carrot, le Président Superman ou encore la Wonder Woman alternative imaginée par Stan Lee dans Just Imagine… La Plaie et le Porteur sont évidemment des concepts récupérés du rachat de Wildstorm. Il n’y a que le Bébé Batman qui m’a un peu arraché les yeux, sinon l’intrigue est relativement prenante. Il y a un passage assez émouvant avec Captain Carrot qui rappelle que son univers et ses habitants ont été détruits. Et une petite vacherie que seuls les amateurs de Green Lantern comprendront : quand un des membres du Corps des Batmen arc-en-ciel capture Kyle Rainer, il lâche un « Lui, je sais ce qu’on va en faire. Trouvez-moi un frigo ! ». Coquin, le James Tynion IV ! ■




A propos Stéphane Le Troëdec 624 Articles
Stéphane Le Troëdec est spécialiste des comics, traducteur et conférencier. En 2015, il s'occupe de la rubrique BD du Salon Littéraire. Ses autres hobbys sont le cinéma fantastique et les jeux. Enfin, et c'est le plus important : son chiffre porte-bonheur est le cinq, sa couleur préférée le bleu, et il n’aime pas les chats.