Critiques Doopiennes, le marathon comics : semaine 2 !

The Union n°1

(Paul Grist/ Andrea Di Vito)

critiques doopiennes semaine 2
(image : © Marvel Comics)

The Union : Ça raconte quoi ?

Alors que les évènements de King in Black font rage et que les symbiotes envahissent le monde, une nouvelle équipe voit le jour à grand renfort de publicité. Il s’agit d’un groupe de superhéros britanniques, gérés par un magnat de l’industrie. A leur tête : Union Jack.

 

Un scénariste indépendant chez Marvel

Autant vous l’avouer immédiatement, je n’ai jamais rien lu de Paul Grist auparavant. Je sais qu’il s’agit d’un scénariste anglais qui a réalisé entre autres Jack Staff mais je n’ai jamais eu de comics de cet auteur entre les mains. C’est donc une découverte. Après, le principe d’une équipe britannique me plaît, cela me fait penser à Captain Britain et le MI 13. C’était d’ailleurs plutôt réussi. Et je pense que si l’on veut tenter de raconter les aventures de ce type d’équipe, il faut un petit côté anglais et cynique. Malheureusement, si The Union est agréable à lire, c’est en revanche très aseptisé.

 

De la bière light

Lorsque l’on présente une équipe anglaise, poussée en avant par les médias, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec X-Force/X-Statix. Et là, The Union ne tient pas la comparaison. Parce que pour le moment, le travail que livre Paul Grist est trop classique. En 20 pages, qui se lisent très vite, il nous introduit certes tous les membres de son équipe mais ne nous donne pas beaucoup d’informations dessus. On ne sait même pas quels sont les pouvoirs de chacun ! Nous avons certes un twist de fin, mais même ce dernier ne donne pas autant d’émotion que prévu, dans la mesure où les personnages concernés ne sont ni connus, ni développés suffisamment pour qu’on puisse y mettre un tout petit peu d’empathie. En plus, je trouve qu’il n’y a, pour l’instant en tout cas, strictement aucun cynisme, aucune réflexion un peu acide comme aurait pu le faire Peter Milligan ou encore Warren Ellis. Cela manque un peu d’aspérités en ce qui concerne le fond.

Lancé par un event

Pour le moment, l’histoire ne nous donne pas grand-chose, il faut dire que le lancement de The Union est coincé dans l’event King in Black où les symbiotes ont envahi le monde. Du coup, je ne vois pas trop le lien et les monstres tombent un peu comme des cheveux sur la soupe. Cela réduit un peu l’importance de cette série, qui pourtant sur le papier aurait tout pour le plaire. Reste à voir ce que cela va donner sur les épisodes suivants.

 

De très bons dessins

Un point très positif, ce sont les dessins d’Andrea Di Vito, accompagné à l’encrage de Drew Geraci. C’est vraiment très bon, les compositions sont vraiment fluides et la lecture agréable. Andrea Di Vito n’est pas encore devenu une superstar et c’est bien dommage. Car sans être révolutionnaire, ses dessins réussissent à être fluides, compréhensibles et structurés. Bref, tout ce qu’on attend dans un comics. Après, cela manque encore une fois un peu d’aspérités, à l’image de l’histoire. Le titre est donc sympathique, agréable à lire mais ne donne pas encore au lecteur le sentiment qu’il tient une petite pépite entre les mains. Je serai quand-même présent le mois prochain pour voir ce que cela donne sur la durée. Allez, une petite note gentille pour commencer.

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The Union n°1 est une mini-série mensuelle publiée par Marvel Comics et encore inédite en France.

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(image : © Marvel Comics)

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(image © Marvel Comics)
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A propos Doop 338 Articles
Doop lit des comics depuis une quarantaine d'années. Modérateur sur Buzzcomics depuis plus de 15 ans, il a écrit pour ce forum (avec la participation de Poulet, sa minette tigrée et capricieuse) un bon millier de critiques et une centaine d'articles très très longs qui peuvent aller de « Promethea » à « Heroes Reborn ». Il a développé une affection particulière pour les auteurs Vertigo des années 90, notamment Peter Milligan et Neil Gaiman.

1 Commentaire

  1. J’ai l’impression, pour Black Widow, qu’il n’y a pas ou trop rarement de récit « mythique ». Dans le sens où, si on me demande quoi lire, je peux citer un peu la mini-série Marvel Knights, mais… ça n’est pas du Born Again, ou du Year One, etc.
    Non pas que chaque personnage « doit » avoir une oeuvre aussi marquante que celles-ci, mais j’ai l’impression qu’il n’y a pas une oeuvre somme de Black Widow, qui acte ce qu’elle est.

    Dans les années 2000, on a eu Batman : Hush de Jeph Loeb et Jim Lee ou Marvel Knights : Spider-Man de Mark Millar et Terry Dodson. Des maxi-séries de 12 épisodes, faites par un duo d’auteurs unique, qui permettent une intrigue classique mais qui offre la possibilité de voir tout l’univers du personnage, et les personnages autour.

    Black Widow n’a pas un univers qui justifie 12 épisodes, mais au moins 5 ou 6.
    Le personnage manque d’oeuvre-somme, notamment au regard de son importance cinématographique. Et ce n’est pas Waid & Samnee, qui se font plaisir, qui changent ça…

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