Stranger Things : Zombie Boys

Au printemps 1983, on découvre Hawkins dans son état le plus trompeur : calme, en apparence seulement. Mike, Lucas, Dustin et Will tentent toujours de recoller les morceaux après leur face-à-face brutal avec le Démogorgon. Les nuits agitées, les regards fuyants, les non-dits, tout ça commence à peser sur leur amitié, déjà fragilisée par ce qu’ils ont traversé. C’est précisément à ce moment que débarque Joey Kim, nouveau venu au club d’audiovisuel, armé d’un caméscope et de rêves de cinéma plus grands que lui. Joey veut tourner un film de zombies inspiré des dessins de Will, et il voit aussitôt dans les quatre garçons des acteurs parfaits pour son chef-d’œuvre en devenir.
Ce simple projet scolaire se transforme rapidement en thérapie déguisée, où rejouer la peur devient un moyen de l’apprivoiser. Entre deux prises approximatives, les garçons se redécouvrent, se chamaillent, rient malgré eux et retissent peu à peu les liens que le Monde à l’Envers avait sérieusement malmenés. Cette histoire, conçue comme un prolongement direct de la première saison, capture à merveille ce mélange de créativité adolescente et de traumatisme enfoui qui définit Stranger Things. Et autant le dire tout de suite : les fans, qu’ils aient 12 ou 50 ans, y trouveront quelque chose à chérir.
Stranger Things : La Brute

« Stranger Things : La Brute » s’intéresse enfin à deux figures qu’on adorait détester dans la série : James et Troy, les petites terreurs du collège d’Hawkins. Humilié par Elf devant toute l’école et avec un bras en écharpe pour le lui rappeler, Troy passe désormais ses nuits à rêver d’elle… mais pas de la manière romantique. Il est persuadé qu’il y a un truc louche derrière ce qu’elle a fait, que ses pouvoirs ne sont qu’un tour de passe-passe. Bref, il veut prouver que cette histoire de télékinésie est une arnaque, histoire de restaurer un ego qui a pris l’eau. James, forcément ravi d’avoir quelque chose à faire, embarque avec lui dans cette quête complètement stupide mais typiquement adolescente.
Évidemment, le duo va rapidement se retrouver face à quelque chose de bien plus dangereux qu’une bonne leçon d’humilité. En fouinant au mauvais endroit (leur spécialité), James et Troy tombent nez à nez avec des démons canidés, et là, plus question de fanfaronner. Cette plongée dans les coulisses de la saison 2 montre que même les petits tyrans d’Hawkins ne sont pas préparés pour les horreurs qui grouillent sous la ville. Résultat : une histoire tendue, parfois drôle malgré elle, qui enrichit l’univers de Stranger Things et rappelle que personne, vraiment personne, n’est prêt à affronter le Monde à l’Envers.
Stranger Things : Erica la Grande

Dans cette nouvelle histoire centrée sur Erica, on découvre que la plus jeune du clan Sinclair n’a pas perdu une once de son culot depuis qu’elle a aidé à sauver Hawkins de créatures surnaturelles et d’espions russes. Problème : Lucas ne veut plus jouer avec elle, trop occupé à faire… eh bien, des trucs d’ado. Du coup, Erica a la bougeotte et rêve d’une nouvelle aventure digne de ce nom. Elle tente de convaincre ses amis de se lancer dans une partie de Dungeons & Dragons, mais partager la lumière avec les autres n’est pas exactement son talent naturel. Résultat : elle se frictionne avec Tanya, son « ennemie/amie » attitrée, et évidemment, leur dispute dégénère en catastrophe.
En s’échauffant, les deux filles libèrent par accident le perroquet adoré de la mère de Tanya, un petit volatile qui décide aussitôt de leur compliquer l’existence. Les voilà donc forcées de coopérer, elles et quelques amis en bonus, pour réparer les dégâts de leur querelle. Au fil de cette chasse à l’oiseau dopée à l’ego et aux explications animées, Erica découvre qu’être la plus brillante de la pièce ne suffit pas toujours, et que demander un coup de main ne fait pas de vous quelqu’un de faible. Une aventure pleine d’humour, de caractère et de chamailleries très Hawkins, qui montre que même les héros en herbe ont encore des choses à apprendre.
Si vous avez envie de prolonger votre séjour à Hawkins, ces comics offrent exactement ce qu’il faut : des histoires inédites, parfois touchantes, parfois franchement inquiétantes, toujours généreuses en mystères et en clins d’œil à la série. Ils étoffent les personnages qu’on croyait déjà connaître par cœur et ouvrent des portes que la série n’a fait qu’entrebâiller. Bref, de quoi raviver le plaisir de replonger dans le Monde à l’Envers. Alors installez-vous confortablement, attrapez une lampe de poche (on ne sait jamais)… et bonne lecture !