[Rétro Comics] Marvel Two-in-One 1 : La Chose et L’Homme-Chose ensemble contre l’Homme-Molécule !

retro comics marvel two in one 1
(image © Marvel Comics)

Chaque semaine, remontez le temps à la découverte d’épisodes de comics délicieusement rétro ! Dans ce 1er article, coup de projecteur sur Marvel Two-In-One 1 où la Chose et l’Homme-Chose se castagnent ensemble mais aussi contre le surpuissant fils de l’Homme-Molécule.
■ par Stéphane Le Troëdec

 

Marvel Two-in-One 1
Scénario : Steve Gerber
Dessin : Gil Kane
Encrage : Joe Sinnott
Date de publication : janvier 1974

 

Marvel Feature 11 et 12 racontaient une aventure de la Chose, associé à un superhéros Marvel populaire, respectivement Hulk et Iron Man. Il n’en a pas fallu plus à Marvel Comics pour lancer un nouveau titre sur le même concept. Le principe est des plus simples : associer un superhéros bien connu des lecteurs à un autre personnage de la riche écurie Marvel Comics, en l’occurrence ici Ben Grimm, alias La Chose des 4 Fantastiques. Le plus costaud des FF est le client idéal pour ce genre d’histoire. Non seulement La Chose est un héros apprécié, mais c’est aussi un personnage qui de la gouaille, de la personnalité et qui offre donc des occasions de dialogues truculents avec les autres héros. Mais, au contraire du Spider-Man des Marvel Team-Up, à cette époque Ben Grimm fait déjà partie d’une équipe, les 4 fantastiques, et il est donc moins évident de le mettre en scène avec d’autres « équipiers ».

 

 

Les origines de l’Homme-Chose

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(image © Marvel Comics)

Dans ce 1er numéro de Marvel Two-In-One (1974), La Chose va croiser une autre « Chose », plus précisément L’Homme-Chose, « Man-Thing » en VO. Ce personnage, de son vrai nom Ted Sallis, apparaît en 1971 dans le 1er numéro de Savage Tales. En 1973, le scénariste Steve Gerber a déjà mis en scène les aventures de ce personnage dans la revue Fear. Parfois appelée Adventure into Fear, le périodique accueille l’Homme-Chose du n°10 au n°19, avec des intrigues imaginées par Steve Gerber. En 1974, le scénariste de Marvel Comics poursuivra son travail sur le personnage dans la série régulière Man-Thing. En profitant de la popularité de la Chose, ce 1er épisode de Marvel Two-In-One est donc l’occasion pour l’éditeur et l’artiste de mettre sur le devant de la scène l’Homme-Chose, comparable à un autre personnage qui apparaît quelques mois plus tard chez DC Comics : le Swamp Thing.

 

 

La Chose veut régler ses comptes avec l’Homme-Chose

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(image © Marvel Comics)

Mais revenons à Marvel Two-In-One. La 1re scène est la suite directe de la fin de Marvel Feature 12. Nous avions laissé La Chose dans le désert après un combat contre les Blood Brothers de Thanos, abandonné par Iron Man. Ben Grimm finit par rejoindre un patelin appelé Devil’s Tongue et son épicerie/station-service. Notre ami s’apprête à rentrer en bus à New York, rejoindre les 4 Fantastiques. Mais son regard est attiré par la une du Times et plus précisément un article sur L’Homme-Chose. Piqué au vif, Ben n’apprécie pas du tout qu’on lui pique son nom. Mais alors pas du tout ! Dans un accès de colère, la Chose décide tout compte fait d’aller en Floride pour s’expliquer avec la créature. OK, le prétexte est un peu « gros » : on imagine que le pauvre Homme-Chose n’a pas trouvé son surnom tout seul et que la « gloire » ne l’intéresse au final que très peu…

 

 

 

Du rififi à Devil’s Tongue

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(image © Marvel Comics)

Donc il est colère, le Ben Grimm. On peut le comprendre : contre son gré la Chose vient d’affronter Hulk, de se faire une rando dans le désert après un combat contre des sbires de Thanos, les Blood Brothers. On le serait à moins. Mais nous lecteurs, on n’a pas souvent l’habitude de voir La Chose aussi énervé, voire d’utiliser sa force physique pour intimider des civils innocents. Bref, le brave épicier s’en souviendra longtemps, du passage de Ben Grimm à Devil’s Tongue. À noter que dans le dialogue de la VO, il est fait allusion à un magazine pornographique (ce n’est pas tous les jours qu’on trouve ce mot dans des publications Marvel). D’ailleurs, cette allusion disparaît dans la traduction de l’intégrale Panini Comics. (suite de l’article page suivante)

 

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comics Fantastic Four Grand Design
(image © Marvel Comics, Panini Comics)

 

La suite ? Tout de suite !




A propos Stéphane Le Troëdec 486 Articles
Stéphane Le Troëdec est spécialiste des comics, traducteur et conférencier. En 2015, il s'occupe de la rubrique BD du Salon Littéraire. Ses autres hobbys sont le cinéma fantastique et les jeux. Enfin, et c'est le plus important : son chiffre porte-bonheur est le cinq, sa couleur préférée le bleu, et il n’aime pas les chats.

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