DCeased – A Good Day To Die : un numéro spécial sanglant et intense [avis]

(image © DC Comics)

DCeased, la saga zombie de DC, bénéficie d’un numéro spécial pour accompagner l’intrigue principale. DCeased : A Good Day To Die est une annexe qui se révèle fort pertinente et agréable, en se concentrant sur des personnages moins connus. Le massacre continue !
■ par Ben Wawe

 

DCeased : A Good Day To Die n’est pas un rajout inutile à la saga de Tom Taylor. L’auteur utilise ce numéro unique pour réaliser une annexe pertinente à DCeased, en se centrant sur des personnages moins connus. Et garde son talent pour caractériser l’humour, l’émotion et l’héroïsme. Encore un bon DCeased. Faites comme les zombies : mangez-en !

 

(image © DC Comics)

 

Apokolips Now

Big Barda et Mr Miracle assistent à la destruction d’Apokolips, patrie de Darkseid. L’Équation d’Anti-Vie a été libérée, et ravage la Terre. Mr Terrific analyse l’évènement, ne trouve pas de solution, et demande de l’aide aux 2 Néo-Dieux. Le trio retrouve Blue Beetle et Booster Gold, qui les emmènent à Londres ; la science de Mr Terrific ayant échoué, il parie sur la magie pour sauver le monde. Ils retrouvent John Constantine, qu’ils sauvent dans une ville infectée. Mais le sorcier refuse de les aider, préférant se cacher et se souler. Mr Terrific demande alors à Booster Gold de retrouver sa machine temporelle, pour empêcher cette catastrophe. Ils sont confrontés aux superhéroïnes infectées Fire et Ice, puis à une horde zombie.

 

(image © DC Comics)

 

Sacrifices et héroïsme

Big Barda et Mr Miracle occupent la horde pour laisser les autres tenter leur chance, mais Waverider empêche Booster Gold de retourner dans le passé. Ce gardien temporel refuse que le Temps soit changé – mais John Constantine intervient, pris de remords. Le Britannique veut convaincre Waverider de les laisser faire, mais les évènements s’enchaînent. Mr Terrific et Blue Beetle sont infectés, et le futur de Booster Gold change, disparaît ; ce dernier s’évapore. Waverider est lui-même dévoré, et John Constantine est sauvé par Zatanna et Dr Fate. Mais cet échec ne stoppe pas la détermination née de ses remords. Constantine l’annonce : il refuse que le monde meurt, tant qu’il ne l’a pas dit !

 

(image © DC Comics)

 

Les superhéros d’à côté

Tom Taylor scénarise déjà DCeased et écrit cette annexe, qui se concentre sur des superhéros plus secondaires. Comme dans Injustice, l’auteur réutilise idéalement des personnages moins connus, qui gagnent charisme et force sous sa plume. Il réunit quelques membres de la Justice League International, série humoristique de Keith Giffen et J.M. DeMatteis. Mr Miracle, Big Barda, Blue Beetle, Booster Gold, Fire et Ice se retrouvent. On apprécie autant cette réunion que voir au 1er plan ces personnages un peu moins principaux. Cette annexe joue très bien son rôle, en décrivant l’état du monde et ce que « d’autres » superhéros font. En parallèle de ceux de la mini-série principale.

 

(image © DC Comics)

 

Dynamisme, humour, courage

DCeased : A Good Day To Die est un numéro unique nerveux, avec un rythme intense. Le lecteur voit ses héros passer par l’espace et 5 zones terrestres au fil des pages, en plus d’une dimension magique où se réfugie John Constantine. Un joli parcours, pour des visites puissantes et très fluides. Tom Taylor joue sur l’humour de ses superhéros, et s’amuse. Booster Gold et Blue Beetle sont funs, mais le détachement de Mr Terrific et les piques de John Constantine sont aussi très agréables. Il y a un grand travail sur le sorcier, qui ressort grandi du numéro ; épique, même, dans les derniers instants. Car Tom Taylor glisse de beaux moments d’émotion, notamment le final entre Big Barda et Mr Miracle ou la position de Constantine. Simple, sobre, émouvant.

 

(image © DC Comics)

 

Un graphisme de qualité

Deux dessinateurs interviennent sur ce DCeased : A Good Day To Die, mais l’ensemble est cohérent et fluide. Laura Braga réalise le cœur de l’intrigue, dans un style proche de Taylor Hairsine, qui dessine DCeased. Le lecteur n’est pas perdu, même si plusieurs encreurs interviennent et modifient un peu son trait. Darick Robertson illustre avec talent les planches réservées à John Constantine, il est très plaisant de retrouver en forme le dessinateur de The Boys. Son style convient très bien au sorcier britannique. Un ensemble très agréable à voir. ■