The Black Knight : le Chevalier Noir de Marvel change de sexe ?! [avis]

(image © Zenescope)

Dans la jungle des superhéroïnes sexy et badass de Zenescope apparait… une Black Knight, qui s’inspire énormément du superhéros Marvel du même nom. Mais l’éditeur connu pour ses héroïnes peu vêtues surprend avec une version solide et travaillée. Et qui finit par correspondre à une revisite façon « Ultimate » de Dane Whitman, le Black Knight Marvel !
■ par Ben Wawe

 

(image © Zenescope)

 

La vie de Peyton Parker, procureure acharnée et fille d’un policier mort en service, change du jour au lendemain quand Merlin la choisit pour devenir la nouvelle Black Knight ! Merlin est une figure trouble, qui entend imposer par la force un nouveau Camelot. Il transforme Peyton Parker avec le Livre des Fables, base de tous les pouvoirs chez l’éditeur Zenescope. Dorénavant, Peyton Parker peut faire apparaitre une armure sombre qui cache son visage (mais juste son visage…), une épée, un bouclier et un cheval dévoué. Sans compter que ses capacités physiques sont grandement augmentées. Cette nouvelle Black Knight entend protéger les faibles, mais surtout rendre justice aux victimes quand le droit les abandonne…

 

(image © Zenescope)

 

Poser les fondamentaux du personnage

Le scénariste Terry Kavanagh, bien connu des fans Marvel, a hanté les années 90 sur Avengers ou X-Men ; et il n’y était pas le plus habile. Dans The Black Knight, il s’emploie à poser les fondamentaux du personnage de Peyton Parker, apparu précédemment dans Grimm Fairy Tales V2 n°15. La jeune procureure devenue Black Knight lutte contre la mafia russe, des surhumains, puis contre un complot mystique afin d’empêcher le retour d’un sorcier démoniaque. De plus, elle affronte les difficultés classiques des superhéros, avec les proches qui ne savent pas qui est Black Knight, du moins au début de l’histoire. Tout en gérant la fureur née de ses pouvoirs, le deuil de son père – et son propre caractère plutôt difficile !

 

(image © Zenescope)

 

Une intrigue classique mais efficace

Disons-le clairement : Zenescope fonde ses comics sur la plastique de ses superhéroïnes, et Black Knight n’échappe pas à la règle. Le look du personnage est tellement poussé dans le sexy qu’il en devient ridicule ; cette armure n’a aucun sens ! Ceci dit, si on passe outre, on est agréablement surpris. En bon professionnel, Terry Kavanagh applique une formule classique, convenue, mais le fait bien. Peyton Parker suit les clichés de la « grande gueule », et subit plusieurs épreuves avant d’apprendre à faire confiance ; aux autres et à elle-même. Elle jugule sa rage, équilibre ses pulsions. Les ennemis, surtout féminins, jouent les utilités mais les combats sont plaisants. Avec un final révélant le « chef d’orchestre », dont l’identité peut amuser mais n’est pas une mauvaise idée dans un contexte russe.

 

(image © Zenescope)

 

Un graphisme acceptable

Le scénario n’a aucune originalité, mais gère intelligemment personnages et rebondissements. Idem pour le dessin, où Sergio Arino livre des planches correctes, sérieuses ; sans folie, sans grand talent non plus car certaines poses sont figées, mais avec professionnalisme. Un travail propre, efficace.

 

(image © Zenescope)

 

Qui est Dane Whitman, le Black Knight originel de Marvel ?

Avec Peyton Parker, l’éditeur Zenescope lorgne définitivement sur le Black Knight de Marvel. Le personnage est déconnecté de toute magie qui devient par hasard Black Knight, et doit gérer des sautes d’humeur liés aux pouvoirs, avec un sacré caractère. Mais cela définit autant Peyton Parker que Dane Whitman. Ce dernier est créé en 1967 et ce Black Knight a une longue carrière avec les Avengers. Il est le descendant d’une lignée de propriétaires de l’Épée d’Ébène, donnée par Merlin au 1er d’entre eux à la cour de Camelot (tiens, tiens…). Il est hanté un temps par la lame, qui pousse à des accès de violence. Mais cette malédiction s’achève en 1990, bien que Marvel l’ait réinstaurée dans une minisérie de 2016, sans raison… et sans réussite.

 

(image © Zenescope)

 

Une relecture maligne du personnage de Marvel

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Les liens entre les 2 versions du personnage de Black Knight sont évidents. Zenescope ne s’en cache même pas… car « Peyton Parker » rappelle bien entendu « Peter Parker », l’emblème de Marvel ! Mais là où la Maison des Idées a tenté de relancer le héros en pariant sur sa malédiction, Zenescope propose une version plus consensuelle, classique, avec quelques modifications. Le scientifique devient une procureure, ce qui donne du sens à la lutte contre le crime ; Merlin est plus nuancé, également. En fait, la Black Knight de Zenescope sonne étrangement comme une version « Ultimate » du héros Marvel : reprise des classiques, modernisation des détails ! Pour une lecture encore plus agréable pour les fans de Dane Whitman.

 

(image © Zenescope)

 

Mieux que l’original ?

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La Black Knight de Zenescope est tellement proche du héros Marvel que la frontière entre hommage et copie disparait. Mais la minisérie The Black Knight est une bonne surprise, avec le parfum d’un comics « à l’ancienne » bien exécuté. D’autant que ceux qui apprécient Dane Whitman se retrouveront en terrain connu… et peut-être plus agréable que les productions Marvel récentes, bien pauvres. Et si la copie surpassait ce qu’est devenu le Black Knight original ? ■

(image © Zenescope)

 

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