Le Maître du Crime entre dans la danse

Le docteur Otto Octavius n’est pas le seul à gagner en influence dans les rues de New York. Forcément, quand Norman Osborn laisse une place vide, quelqu’un finit toujours par poser ses chaussures sales dessus. Cette fois, le nouveau gros problème s’appelle le Maître du Crime. Le criminel s’impose vite comme une menace majeure et reprend une partie du terrain abandonné par le Gobelin. Mais il ne se contente pas de jouer au caïd local avec trois hommes de main. Il aide aussi le docteur Otto Octavius dans ses expériences. Et là, on sent que la ville va encore passer une excellente semaine.
Le Maître du Crime s’en prend également à Felicia Hardy, persuadé qu’elle travaille avec Spider-Man Noir. Il manque même de la tuer, ce qui confirme son sens très particulier de l’enquête. Pourtant, l’affaire tourne court dans un enchaînement d’événements assez étrange, comme Marvel sait parfois les empiler avec un grand sourire. Le Maître du Crime finit mort, tandis qu’Otto Octavius se retrouve arrêté. Sur le papier, Peter Parker pourrait presque souffler. En réalité, Felicia Hardy choisit de couper les ponts avec lui. Ainsi, Spider-Man Noir gagne encore une manche, mais perd un allié précieux. Chez lui, la victoire a souvent le goût d’un café froid oublié sur un bureau.
Spider-Verse, quand Spider-Man Noir rejoint la grande toile Marvel

L’arc Spider-Verse a réuni un joli paquet de Spider-Men venus de réalités différentes. Autant dire que chez Marvel, on avait sorti la grande nappe multiverselle et invité toute la famille arachnéenne. Dans cette foule de variantes, Spider-Man Noir reste un peu en retrait. Pourtant, sa présence se sent immédiatement. Il n’a pas besoin de gesticuler dans tous les sens pour exister. Son aura suffit. Le Spider-Man des années 30 rejoint ainsi 6 autres héros du quartier sympa pour affronter Wilson Fisk. Oui, même dans le Multivers, le Caïd trouve encore le moyen de gâcher l’ambiance. Il faut reconnaître une certaine constance dans la nuisance.
Le groupe finit par se baptiser les Web Warriors. C’est simple, efficace, et ça évite surtout de dire « bande de Spider-Men paumés entre les dimensions » à chaque réunion. Ensemble, ils développent une technologie capable de voyager entre les mondes. Pratique, surtout quand votre vie professionnelle consiste à tomber sur des versions alternatives de vous-même toutes les 3 pages. Une nouvelle recrue, Octavia Otto, apporte ensuite la touche finale au dispositif en supprimant les anomalies. Ainsi, Spider-Man Noir entre vraiment dans la grande mécanique du Spider-Verse. Il n’en devient pas forcément la star, mais il rappelle une chose essentielle : chez Marvel, même les seconds rôles peuvent avoir une sacrée gueule.
White Widow, la partenaire inattendue de Spider-Man Noir

Dans les années 40, Felicia Hardy semble avoir tourné la page des affaires liées au Maître du Crime et au docteur Otto Octavius. Enfin, « tourné la page », façon comics Marvel, donc avec des cicatrices sous le tapis et quelques rancunes dans les placards. Elle reparle désormais à Peter Parker, ce qui constitue déjà un petit miracle dans la vie sentimentale assez cabossée de Spider-Man Noir. Lors d’une mission autour d’un trafic d’armes entre Herman Schultz et les nazis, Felicia s’associe à lui. Et forcément, dès qu’on mélange gangsters, espionnage, Seconde Guerre mondiale et super-héros en manteau sombre, l’ambiance sent bon le vieux serial pulp projeté dans une salle enfumée.
Felicia Hardy adopte alors le nom de White Widow et agit comme justicière masquée. Ce n’est pas rien, car Spider-Man Noir n’a pas vraiment l’habitude de bosser en duo. En dehors des Web Warriors, il avance plutôt seul, avec son imperméable, ses fantômes et sa capacité assez pénible à attirer les ennuis. Pourtant, White Widow mérite clairement sa place parmi ses rares partenaires de terrain. Elle apporte une présence plus glamour, plus dangereuse aussi, et pas seulement pour faire joli dans le décor. Ainsi, leur alliance donne à l’univers de Spider-Man Noir une vraie saveur de polar d’époque. Chez Marvel, même les histoires d’équipe peuvent sentir la poudre, le cuir et les vieux dossiers mal refermés.
Cliquez sur la page suivante pour lire la suite de l’article