La guerre contre Norman Osborn

Norman Osborn reste Norman Osborn, quel que soit l’univers Marvel où il traîne ses sales combines. Même dans Spider-Man Noir, l’homme sent le cigare froid et la catastrophe à venir. Après avoir obtenu ses pouvoirs, Peter Parker enfile donc un masque pour s’attaquer à lui. On pourrait croire que le gamin part simplement casser du gangster avec ses nouvelles capacités. Pourtant, il tombe sur une surprise nettement plus gênante : Ben Urich est déjà dans les parages. Et là, forcément, l’ambiance perd un peu de son romantisme héroïque.
Peter découvre alors que Ben Urich fait chanter Norman Osborn avec des photos compromettantes. Pas très propre, certes, mais dans ce New York ravagé par la corruption, personne ne sort vraiment avec les mains nettes. Les deux hommes finissent malgré tout par s’allier pour faire tomber Osborn une bonne fois pour toutes. Hélas, chez Marvel, les mentors ont souvent une espérance de vie assez discutable. Ben Urich meurt dans l’affrontement, laissant Spider-Man Noir brisé, mais plus déterminé que jamais. Ainsi, Peter Parker comprend que sa croisade ne sera pas une aventure de justicier chic. Ce sera une guerre sale, dans une ville qui l’est tout autant.
La mort du Gobelin

La mort de Ben Urich pousse Peter Parker à franchir un cap. Jusque-là, il avançait encore comme un gamin idéaliste jeté dans une ville trop grande pour lui. Désormais, il se fabrique un costume inspiré de l’uniforme porté par son oncle Ben Parker pendant la Première Guerre mondiale. Forcément, ça change un peu du lycra rouge et bleu. Avec l’aide de Felicia Hardy, ancienne amante de Ben Urich, Peter lance sa guerre contre l’organisation criminelle de Norman Osborn. Et dans cette version Marvel, quand Spider-Man Noir part en croisade, il ne plaisante pas beaucoup entre 2 toiles.
On l’appelle alors le Spider-Man, tout simplement. Pourtant, ce justicier-là n’a pas exactement le même rapport à la violence que son cousin plus classique. Il tue le Vautour, avant de choisir d’épargner Norman Osborn. Peter Parker croit encore que la justice finira par le rattraper. C’est beau, cette foi dans les institutions. Un peu naïf, certes, mais beau. Sauf que Kraven le Chasseur, déjà mourant, décide de régler le problème à sa manière. Il met fin à la vie du Gobelin une bonne fois pour toutes. Au final, Spider-Man Noir gagne peut-être une bataille, mais il découvre surtout que la morale, dans ce monde-là, a souvent les mains très sales.
Les expériences du docteur Otto Octavius

Après la mort du Gobelin, la vie reprend presque normalement pour Spider-Man Noir. Enfin, « normalement », façon Peter Parker, donc avec une ville pourrie, des criminels en embuscade et un nouveau savant qui sent très fort la mauvaise idée. Cette fois, son attention se porte sur d’étranges activités à New York. Le Dr Otto Octavius travaille dans un laboratoire d’Ellis Island, avec le soutien du gouvernement. Officiellement, il mène des recherches. Officieusement, il semble surtout vouloir maîtriser le contrôle mental. Chez Marvel, quand un scientifique commence à tripoter des cerveaux en blouse blanche, il faut rarement s’attendre à une bonne nouvelle.
Otto Octavius et son assistant veulent prouver qu’on peut contrôler certaines personnes grâce à une opération du cerveau. Dit comme ça, on sent déjà que le comité d’éthique a dû partir déjeuner très longtemps. Peter Parker utilise alors ses talents de journaliste pour faire tomber ce savant fou. Pourtant, l’affaire dépasse vite le simple scoop bien sale. Spider-Man Noir comprend que plusieurs forces dangereuses tirent les ficelles dans l’ombre. Entre science tordue, pouvoir politique et cobayes humains, ce nouvel ennemi place Peter devant une menace plus froide, plus clinique, et peut-être encore plus dérangeant que les gangsters de Norman Osborn.
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