Spider-Man Noir : 10 détails que seuls les vrais lecteurs Marvel connaissent

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Une mission mortelle dans le Spider-Verse

Grâce à la technologie de voyage entre les mondes, Spider-UK demande un jour à embarquer Spider-Man Noir dans une mission particulièrement réjouissante. Comprenez : le genre d’opération où tout sent déjà la catastrophe avant même le briefing. Les Web Warriors affrontent alors les Héritiers, une bande de saletés multiverselles qui utilisent la technologie du clonage pour revenir d’entre les morts. Chez Marvel, même mourir devient parfois une simple formalité administrative. Spider-Man Noir se retrouve donc plongé dans une guerre plus vaste que son New York poisseux, loin des ruelles sombres et des gangsters en chapeau mou.

Pendant cette mission, Spider-Man Noir finit par se sacrifier pour sauver les autres. Oui, encore un Peter Parker qui paie l’addition pendant que l’univers regarde ailleurs. Spider-Gwen se rend ensuite dans son monde pour annoncer la mort de Peter à Mary Jane Watson et Mary Parker. Le moment rappelle que, derrière les costumes et les délires de Multivers, Marvel revient toujours à la même douleur très simple : les proches restent, les héros tombent, et quelqu’un doit encaisser la nouvelle. Avec Spider-Man Noir, même la mort garde cette élégance triste des vieux polars où personne ne ressort vraiment indemnes.

Spider-Man Noir fait équipe avec Miles Morales

Après sa mort supposée, Marvel révèle que Spider-Man Noir n’est finalement pas mort. Oui, la grande faucheuse avait encore rempli le mauvais formulaire, comme souvent dans les comics. Peter Parker se réveille en pleine forme, enveloppé dans un cocon de toile. Au départ, tout laisse penser que le dieu-araignée lui a sauvé la vie. En réalité, sa résurrection vient des pouvoirs contenus dans l’idole du dieu-araignée. Ce détail change pas mal de choses, car il transforme Spider-Man Noir en héros encore plus lié au mystique qu’au simple accident arachnéen. Décidément, chez lui, même revenir d’entre les morts a une odeur de vieux temple poussiéreux.

Devenu détective privé, Spider-Man Noir croise ensuite la route de Miles Morales. Les 2 héros s’associent pour récupérer l’idole du dieu-araignée avant que les nazis ne mettent leurs sales pattes dessus. Ambiance discrète, donc : relique mystique, Seconde Guerre mondiale, multivers et vilains en uniforme. Une journée normale dans l’agenda Marvel. Pourtant, Peter Parker finit par accepter d’éloigner l’idole. Son raisonnement se tient, même s’il sent un peu la fatigue du type qui a déjà trop donné. Si Spider-Man Noir meurt une nouvelle fois, il veut que cette mort soit définitive. Pas de rappel, pas de bonus, pas de cocon de secours. Juste la fin, la vraie.

Spider-Man Noir, le Spider-Man qui préfère les ruelles aux toits

Au final, Spider-Man Noir reste l’une des variantes Marvel les plus fascinantes de Peter Parker. Il coche bien sûr les cases attendues du héros arachnéen : la perte, la culpabilité, le sens du devoir, et cette manie terrible de se retrouver dans les pires situations possibles. Pourtant, il ajoute à la recette une vraie saveur de polar noir, avec son New York ravagé par la crise, ses gangsters, ses savants douteux et ses alliés jamais tout à fait fiables. C’est sans doute pour cela que Spider-Man Noir marque autant les lecteurs Marvel. Derrière son costume magnifique, il raconte une version plus sèche, plus violente et plus mélancolique du mythe Spider-Man. Bref, le genre de héros qui donne envie de rallumer une vieille lampe de bureau, d’ouvrir un comics, et de vérifier si la nuit ne cache pas une toile d’araignée dans un coin de votre chambre…




A propos Stéphane 870 Articles
Stéphane Le Troëdec est spécialiste des comics, traducteur et conférencier. En 2015, il s'occupe de la rubrique BD du Salon Littéraire. Ses autres hobbys sont le cinéma fantastique et les jeux. Enfin, et c'est le plus important : son chiffre porte-bonheur est le cinq, sa couleur préférée le bleu, et il n’aime pas les chats.