SHAZAM ! Ibis, Spy Smasher, Bulletman… Ces héros éclipsés par le succès de Captain Marvel !

(image © DC Comics)

Comment le succès de Captain Marvel a engendré celui d’autres personnages Fawcett beaucoup moins connus ?
■ par Doop

Le film Shazam sort sur les écrans le 6 avril. Revivez l’histoire du personnage et découvrez sa maison d’édition originelle : Fawcett Comics. Dans la partie précédente, nous avions laissé notre héros entre de bonnes mains, celles de C.C.Beck mais aussi des frères Binder. Et le succès des aventures de Billy Batson amène l’éditeur Fawcett Comics à créer d’autres personnages.

 

Les autres héros Fawcett

Résumer les comics de la compagnie Fawcett uniquement à la création de Captain Marvel c’est être très loin de la réalité. À l’époque, l’éditeur produit des dizaines de super héros plus ou moins célèbres. Comme Captain Marvel, la plupart d’entre eux ne porte pas de masque. Il s’agit bien évidemment d’une volonté de l’éditeur qui cherche toujours à viser le public le plus jeune possible et qu’il ne faut donc pas effrayer. Whiz Comics 2 introduit ainsi toute une galerie de héros qui à un moment ou à un autre obtiennent leur propre magazine. Le 1er d’entre eux se nomme Ibis The Invincible.

 

Ibis The Invincible

 

Ibis The Invincible

Ibis est un ancien prince égyptien nommé Amenhotep et mort depuis plus de 4 000 ans. Sa momie se réveille un soir dans un musée et le prince ressuscité prend alors l’apparence d’un beau jeune homme portant smoking noir et turban rouge. Ibis possède une des plus puissantes armes magiques jamais créées : l’Ibistick, qui lui permet de réaliser tout et n’importe quoi, comme par exemple retrouver la princesse Taia, son amour de jeunesse elle aussi ressuscitée. Comme pour le Dr Fate, Hawkman ou Shazam, on remarque que la thématique sur l’Egypte ancienne fonctionne à plein régime. Taia et Ibis ont droit à leur propre magazine, qui commence en 1942 et qui modifie les origines du personnage afin de mieux les juxtaposer à celles du film La Momie, qui fait alors un carton dans les salles obscures. Si le magazine Ibis The Invincible ne dure que 6 numéros, ce dernier et sa compagne apparaîtront tout de même 155 fois dans Whiz Comics. Toujours animé par une volonté de coller à tout prix aux films d’horreur, Otto Binder, l’un des principaux scénaristes de la série, oriente petit à petit les aventures du personnage vers le fantastique. Il n’est donc pas rare de voir le magicien au turban affronter des loups garous ou autres vampires à la mode au cinéma, même si le ton de la série paraît de moins en moins adapté à un jeune public.

 

Spy Smasher

 

Spy Smasher

Toujours dans Whiz Comics 2, Parker, Beck et Costanza nous invitent à faire connaissance avec Alan Armstrong, alias Spy Smasher ! Ce héros n’a pas de pouvoirs, il s’agit juste d’un richissime détective de génie, qui utilise gadgets et autres appareils en tous genres pour combattre ses ennemis. C’est exactement le pendant de Batman chez Fawcett qui du coup aurait pu aussi être attaquée par National pour plagiat. On peut toutefois noter une différence de taille, Spy Smasher n’a pas d’équipier et, contrairement à Batman, peut être classé sous la bannière des héros à tendance patriotique. L’ennemi juré de Spy Smasher est The Mask, que le héros tue au bout du 15e épisode. En dépit de la mort du vilain, il reste malheureusement sous son contrôle hypnotique et met tout en œuvre, dès le numéro 16, afin de déstabiliser le gouvernement des États-Unis. Spy Smasher devient donc, contre son gré, un ennemi de l’Amérique, se livrant à des actes de terrorisme et de sabotage à travers tout le pays. Un seul être humain peut l’arrêter, le plus puissant et le meilleur d’entre eux, c’est-à-dire… Captain Marvel !

La suite ? Tout de suite !




A propos Doop 374 Articles
Doop lit des comics depuis une quarantaine d'années. Modérateur sur Buzzcomics depuis plus de 15 ans, il a écrit pour ce forum (avec la participation de Poulet, sa minette tigrée et capricieuse) un bon millier de critiques et une centaine d'articles très très longs qui peuvent aller de « Promethea » à « Heroes Reborn ». Il a développé une affection particulière pour les auteurs Vertigo des années 90, notamment Peter Milligan et Neil Gaiman.