Punchline Special n°1 : un one-shot intrigant pour définir la nouvelle égérie DC

 

Punchline
(image © DC Comics)

 

Un personnage enfin creusé

Depuis plusieurs mois, Punchline crispe certains lecteurs parce qu’elle représente pour beaucoup les déboires actuels des comics. Un personnage annoncé bien avant sa création officielle, mis en avant au point d’être « imposé » aux lecteurs, avec un succès financier marqué par des pratiques spéculatives. Punchline a aussi le désavantage d’être énormément présente dans Batman : Joker War, alors qu’elle vient d’être créée. Rien de gênant en soi, mais l’ensemble donne l’impression que DC veut en faire un personnage-star… de force. Cela rappelle Marvel qui, du jour au lendemain, a fait de Carol Danvers la plus grande superhéroïne de son catalogue ; Captain Marvel commence à peine à bénéficier d’histoires qui justifient ce statut. Punchline, heureusement, bénéficie de ce one-shot pour lui donner, déjà, plus de pertinence.

 

Punchline
(image © DC Comics)

 

Punchline, l’anti Harley Quinn

Punchline lutte depuis le début contre l’aura d’Harley Quinn, précédente alliée du Joker et devenue si populaire dans la décennie 2010. Dans Punchline Special n°1, James Tynion IV, aidé ici par Sam Johns, parvient à la définir plus précisément, après plusieurs épisodes de Batman sans qu’elle y soit clairement définie. Punchline apparaît ici comme une alliée différente, pour le Joker. Elle est en effet folle, comme Harley Quinn, bien que sa folie soit « naturelle », sans exposition aux produits chimiques. Mais surtout, Harley est « fo-folle », disserte sur tout et n’importe quoi, et a un comportement erratique. Ce n’est pas le cas de Punchline, qui est déterminée et concentrée, avec un plan dément mais cohérent. Elle sait ce qu’elle fait, elle cherche à causer du tort en connaissant les conséquences. Harley Quinn est une boule d’énergie imprévisible et fun, mais Punchline est une manipulatrice et stratège violente, brutale, cynique et motivée. Harley Quinn fait sourire, là où Punchline peut faire peur. Une approche pertinente, et bien vue pour définir enfin le personnage.

 

Punchline
(image © DC Comics)

 

Un bon one-shot, agréable et prenant

James Tynion IV et Sam Johns proposent un numéro dense et dynamique, qui permet de vraiment définir Punchline. Les auteurs fournissent une intrigue fluide, qui joue intelligemment avec des personnages récents mais déjà un peu oubliés. Harper Row et son frère sont créés par Scott Snyder, mais apparaissent peu depuis plusieurs années. Leslie Thompkins va et vient dans la franchise, mais est essentiellement absente ces dernières années. Le 1er sentiment, lors de l’annonce de ce one-shot avec ces personnages, n’est pas forcément positif… mais le résultat est une bonne surprise. Le récit est prenant, et bien illustré par Mirka Andolfo, dont le style rond, doux, presque « innocent », participe au piège de la manipulation de Punchline. L’avenir de la supervilaine est encore incertain, mais ce Punchline Special n°1 permet de lui apporter une profondeur et une posture qui intriguent, interpellent. Une bonne chose, alors que son créateur James Tynion IV semble lancé sur Batman pour longtemps… avec Punchline en danger régulier, sûrement !

 

Punchline
(image © DC Comics)

Punchline n°1 est un comics publié aux USA par DC Comics.




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