Protectrice, chasseuse, mère et guerrière : elle est la War Mother ! [critique]

War Mother critique

L’univers Valiant est à la fois modeste et bien construit. Son existence s’étend de l’antique cité mésopotamienne de Ur au néo-Tokyo de l’an 4001. C’est dans ce futur et sur une terre retombée dans la sauvagerie que vit la War Mother !
■ par Dragnir

 

War Mother critique
le « Bosquet », un refuge modifié biologiquement

 

War Mother, une chasseuse sur une Terre dévastée

Le Bosquet est un refuge biologiquement modifié qui produit tout ce dont ses habitants ont besoin ou presque. Le reste, l’ancienne technologie, c’est à l’extérieur des murs de la forteresse qu’on le trouve, et seule la Ana, la « War Mother », équipée de son « War Son » (son fusil doté d’une intelligence artificielle), peut s’aventurer dans un monde désormais peuplé de mutants, de cyborg traders et d’une infinité de créatures. Ces dernières toutes aussi dangereuses les unes que les autres considèrent chaque humain comme un repas potentiel. Dans sa quête de ressource, la chasseuse Ana ne doit respecter qu’une seule règle : « Ne reviens avec rien de vivant ». Car aucun autre ADN de ne doit pénétrer le sanctuaire. Et pourtant cette fois, elle ne revient pas seule : un jeune garçon rescapé de Neo-Tokyo l’accompagne. Défiant l’autorité et la loi, la War Mother va révolutionner la vie dans le bosquet. Mais il y a toujours un prix à payer…

 

War Mother critique
Ana et son War Son, un fusil doté de la parole et de conscience

 

Un spin-off fascinant

Pour replacer un peu le contexte, War Mother est une héroïne d’abord apparue dans la série Rai qui se passe dans Neo-Tokyo une ville en orbite géostationnaire. Je ne saurais que trop vous recommander la lecture de titre. Mais grâce à notre War Mother nous savons désormais ce qui se passe à la surface de notre planète et soyons clairs, le berceau de l’humanité a bien morflé. Rien de bien original me direz-vous, un monde post-apocalyptique de plus… Oui mais très bien pensé avec des idées somme toutes originales. Et notamment ce Bosquet où tout est organique, biologiquement modifié avec toute une culture basée là-dessus. En 130 pages on ne fait qu’effleurer l’étendue des possibilités que nous offre cet univers, mais c’est déjà captivant. L’histoire donne vraiment envie d’en savoir encore plus.

 

War Mother critique
La Mère de la Guerre parviendra-t-elle à libérer son peuple ?

 

Fred Van Lente, un auteur phare chez Valiant

Le récit en lui-même est vraiment bien foutu et les personnages sont haut en couleur. Ana la War Mother fait penser à la Furiosa de Mad Max Fury Road aussi bien dans sa force de caractère que dans le destin de libératrice qui lui est promis. Encore une fois, Fred Van Lente manie sa plume avec brio et originalité en créant un monde totalement fou et sauvage. On lui doit aussi de petites trouvailles vraiment intéressantes comme les liens qui unissent l’héroïne et son arme douée de conscience et même dotée de sentiments.
Aux dessins, ce ne sont pas moins de 4 artistes que l’on retrouve avec principalement Stephen Segovia à la manœuvre. Pour le coup, on peut dire que l’ensemble est bien joli avec un trait plein d’énergie et de force.
Un très gros coup de cœur donc pour ce récit qui se suffit à lui-même et qui donne envie de clamer « reviens avec un récit aussi vivant, War Mother ! » ■

War Mother critiqueWar Mother est un comics de 144 pages écrit par Fred Van Lente et dessiné par Stephen Segovia et Tomás Giorello. Cet album est publié en France par Bliss Comics au prix de 17,00 €. Les épisodes originaux (War Mother #1-4 et 4001 A.D. : War Mother #1) sont parus aux USA chez Valiant.




A propos Dragnir 44 Articles
Dragnir , c'est 120 kilos d'amour des comics ! Lecteur depuis plus de 40 ans, il est désormais muni d'un cal au pouce de plus de 9 cm a force de tourner les pages des comics indépendants voire underground US ou UK dont il s'est fait une spécialité.