Old Lady Harley : Harley Quinn en mode Mad Max dans le futur post-apo de l’univers DC !

old lady harley quinn
(image © DC Comics)

Old Lady Harley de Frank Tieri, Alain Mauricet et Inaki Miranda met l’héroïne cinglée de DC à la sauce post-apo pour des aventures toujours plus déjantées !
■ par JB

 

Après un affrontement contre son ennemi ultime, le… Pingouin (?), Harley Quinn sent qu’elle plonge dans les ténèbres. Elle a quitté son entourage et retrouvé le Joker pour une dernière valse. Un évènement l’a alors conduite à quitter la civilisation. Plusieurs décennies plus tard, elle est ramenée à 200 km/h sur les lieux de ses anciens exploits. Harley Quinn apprend que le Joker serait encore en vie. Elle doit maintenant renouer avec ses anciens amis, amants et maris pour découvrir la vérité.

 

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(image © DC Comics)

 

Une furie sur la route

La 1re histoire d’Old Lady Harley reprend le n°42 de la série Harley Quinn Rebirth, qui propose la 1re apparition de cet univers. Red Tool, copie carbone de Deadpool, parcourt des étendues désertes en utilisant Harley Quinn comme figure de proue. Harley Quinn retrouve bientôt son ancien gang dans une lutte pour New York. Cet épisode donne le ton, très bonne entrée en matière pour le lecteur. Red Tool assure une narration sur les étendues dévastées et la chute de la civilisation, mais exaspère Harley Quinn à force de le faire à haute voix. Une attaque de descendants dégénérés d’un personnage secondaire rappelle le clan des Hulks du Old Man Logan de Mark Millar. Le nouveau Coney Island ressemble aux New York et Los Angeles visités par Snake Plissken. Le principe est de parodier au moins une franchise post-apocalyptique par page en imaginant le futur de l’entourage d’Harley Quinn. Une histoire autocontenue mais distrayante, à l’humour souligné par le trait léger de Mauricet.

 

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(image © DC Comics)

 

La course à la mort de l’an 2050

La minisérie Old Lady Harley démarre peu après ce numéro. Arpentant toujours les routes avec Red Tool, Harley Quinn rencontre un gang de clowns criminels dirigés par un certain… « Fleck ». Hasard ? Celui-ci lui révèle que le Joker veut la voir. Petit problème : pour autant que Harley Quinn le sache, le Joker est mort depuis des années. Red Tool la met à l’abri façon Inspecteur Gadget, et les 2 personnages partent sur les traces du Joker. D’un Gotham surveillé par une milice d’Azrael à un Arkham reconverti en hospice pour criminels retraités, d’un Bludhaven avec son Dôme du Tonnerre façon Mad Max à un Las Vegas administré par Lobo, Harley Quinn cherche la réponse à une question simple : le Joker a-t-il survécu ?

 

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(image © DC Comics)

 

Dérangés mécaniques

Plus ambitieuse que son numéro introductif, Old Lady Harley a également un ton plus varié. Si la série garde le ton décalé et parodique associé au personnage, elle s’ouvre à des scènes plus intimistes. Frank Tieri construit chaque numéro sur le même principe. Tout commence par une page d’actualités présentées par Cat Grant, Cat Grant et Cat Grant (des clones ? Des homonymes) et traitent de la politique des États Unis envers ses voisins directs : Lexico, dictature menée par Luthor, et le Canada, dont les citoyens zombis menacent les frontières. La présidente Power Girl a fort à faire ! Ces actualités sont suivies par une page de pub : un sosie de Popeye vante les magasins d’Atlantis, un fusil lanceur de monstre fait fureur… Le ton devient ensuite plus sérieux : des pages aux couleurs délavées retracent le passé de Harley Quinn après son départ de Coney Island. Elle retrouve le Joker et fait à nouveau équipe avec lui, cette fois en tant qu’égale. Mais peut-elle lui faire confiance ? Enfin, Old Lady Harley présente voit Harley Quinn parcourir les hauts lieux du DC Universe et rencontrer les versions vieillissantes des héros et vilains. Bruce Wayne, aussi immobile qu’omniprésent, Bane décharné mais toujours aussi coriace ; Lobo avec sa calvitie et son ventre à bière ; Catwoman, bien moins bondissante sur ses vieux jours… Un pèlerinage iconoclaste.

 

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(image © DC Comics)

 

Le secret de la planète Harley Quinn

Old Lady Harley ne se limite pas aux parodies. Elle donne également dans la nostalgie et le doux-amer. La nostalgie s’exprime par le biais de références à des classiques comme The Laughing Fish, fameux crime du Joker qui voulait faire breveter une race de poissons passés à son gaz. Les poissons reviennent plus frénétiques que jamais ici. L’amertume, c’est le passé. Harley Quinn doit faire face à ses choix et assumer ses erreurs. Le doux, c’est l’espoir incarné à chaque époque par une certaine belle plante, ex-épouse de Harley Quinn. Frank Tieri alterne avec souplesse et talent ces différentes émotions, jusqu’à un twist final qu’aurait pu prédire l’un des maris d’Harley Quinn : la tête de Gary Busey. Old Lady Harley est une histoire folle et tendre, à découvrir. ■

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(image © DC Comics, Urban Comics)

Old Lady Harley est un comics publié en France chez Urban Comics.




A propos JB 70 Articles
Lecteur de comics depuis 30 ans, pinailleur Marvel, râleur DC et nostalgique des séries Valiant des années 90.