Résisterez-vous au chant d’Oblivion ? [Oblivion Song, la review]

Oblivion Song tome 1 Robert Kirkman

Nouvelle série du scénariste de Walking Dead, d’Invincible et d’Outcast, Oblivion Song saura-t-elle rééditer le succès des titres précédents ? Si c’est un titre agréable à lire, on reste pour le moment sur une série qui n’a pas tout à fait pris son envol.
■ Par Doop

 


LA PISTE AUX ÉTOILES

Scénario : ★★☆☆☆

Dessin : ★★☆☆☆

Feeling : ★★★☆☆


 

Il y a dix ans, une petite partie de la ville de Philadelphie a disparu, téléportée dans une autre dimension peuplée de monstres géants et sanguinaires. Depuis cet incident, le scientifique Nathan Cole essaye désespérément de retrouver les disparus (dont fait partie son frère) en effectuant des sauts dimensionnels. Malheureusement, le gouvernement des États-Unis refuse de renouveler ses financements qui lui permettraient de poursuivre sa mission. Qu’importe, Nathan va s’obstiner dans sa quête de sauvetage, persuadé qu’il reste encore du monde là-bas, à Oblivion. Mais les quelques survivants qui restent veulent-il véritablement rentrer ?

 

Oblivion Song tome 1 extrait

 

Un sujet original mais qui manque de développement

Comme vous pouvez vous en rendre compte, l’idée de départ d’Oblivion Song est bonne et pour une fois inédite. On est rapidement pris dans l’intrigue, mais en revanche, l’histoire met beaucoup de temps à décoller. Les personnages principaux et secondaires sont pour le moment très peu développés, et on a un peu de mal à s’attacher à eux et à leurs motivations. C’est dommage. Il y a certes quelques intrigues secondaires qui semblent poindre le bout de leur nez, mais clairement, Robert Kirkman n’arrive pas pour l’instant à les rendre importantes, comme le cliffhanger de fin qui m’a laissé de marbre. Néanmoins, le déroulement du dernier épisode promet un développement plutôt intéressant et m’a même fait me demander si Nathan était véritablement le héros de la série. J’en viens à souhaiter que non, car pour le moment, il est assez unidimensionnel. Pour l’instant, Kirkman ne parvient pas à me faire aimer ses personnages. Il y a des qualités, certes, mais j’ai plus l’impression d’être dans une mini-série que dans une série régulière.

 

Oblivion Song tome 1 de Robert Kirkman

 

Des dessins classiques

Le dessinateur italien d’Oblivion Song, Lorenzo de Felici, réalise ici l’une de ses premières prestations en tant que dessinateur régulier d’une série. S’il possède un bon coup de crayon (c’est indéniable), je pense qu’il peut encore s’améliorer. En effet, certaines expressions de personnages sont assez ratées à mon goût. Le design des héros est assez classique et ne permet pas toujours de les différencier. Le style mériterait d’être nettement plus affirmé et plus différencié. Il est assez à l’aise sur les scènes de monstres mais en revanche, cela pêche un peu plus quand il y a des dialogues ou des scènes d’exposition.

 

Quel bilan ?

Oblivion Song est loin d’être une mauvaise série. Elle possède un concept de départ plutôt intéressant mais pour le moment, la caractérisation assez faiblarde des personnages ne me permet pas de dire qnue c’est une série réussie. Je pense que le deuxième tome précisera la direction de l’histoire et permettra de développer les véritables enjeux. Une impression finalement mitigée, mi-figue, mi-raisin, je vous laisse faire votre propre opinion. ■

 

couverture d'Oblivion Song, tome 1 de Robert Kirkman

Oblivion Song, tome 1 est un comics de 176 pages écrit par Robert Kirkma et dessiné par Lorenzo de Felici. Cet album est publié en France par Delcourt au prix de 16,50 €. Les épisodes originaux (Oblivion Song #1-6) sont parus aux USA chez Skybound.




A propos Doop 231 Articles
Doop lit des comics depuis une quarantaine d'années. Modérateur sur Buzzcomics depuis plus de 15 ans, il a écrit pour ce forum (avec la participation de Poulet, sa minette tigrée et capricieuse) un bon millier de critiques et une centaine d'articles très très longs qui peuvent aller de « Promethea » à « Heroes Reborn ». Il a développé une affection particulière pour les auteurs Vertigo des années 90, notamment Peter Milligan et Neil Gaiman.