Hoplitéa : Gloire à la Lionne de Sparte ! [critique du tome 1]

Pas de fausse modestie, nous avons en France des gens de talent et notamment dans le monde des comics ! C’est précisément ce que démontre la maison Northstar Comics avec un livre excellent : Hoplitéa !
■ par Dragnir

 

Hoplitéa : Gloire à la Lionne de Sparte ! [critique du tome 1]

 

Sophia Bollier est une femme comblée ! Elle a une vie heureuse avec son mari Stéphane, son adorable petite fille Alexia et possède un superbe appartement dans la ville d’Europolis ! Une femme comme tant d’autres, sauf que… Sophia est née à Sparte il y a près de 4 000 ans et elle est de sang divin. Un statut qui lui confère des pouvoirs incroyables. Alors quand vient le soir, elle rejoint une équipe de superhéros appelée la Justice Force et elle devient Hoplitéa pour combattre le crime. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où elle est contactée par un inconnu qui visiblement connait tout d’elle et de son identité secrète. Sa curiosité et son inquiétude piquée au vif, la jeune femme rencontre le mystérieux personnage qui dit se nommer Achiclès et se targue d’être d’essence divine. Il propose à la Spartiate de provoquer le retour des dieux mais cela nécessite que la fille d’Hoplitéa y joue un rôle important. Bien évidemment l’héroïne refuse sur-le-champ et ce refus va avoir des retombés dramatiques pour sa fille et la Justice Force.

 

Hoplitéa : Gloire à la Lionne de Sparte ! [critique du tome 1]

Le réveil des mythes

Le panthéon des héros de comics américain est extrêmement vaste mais finalement pas si énorme que ça si on le compare aux personnages des mythes et légendes qui peuplent nos contrées européennes. C’est ce vivier presque inépuisable de héros que Laurent Arthaud et Patrice Martinez dit « Marti » nous proposent d’explorer en les agrémentant à la sauce super-héroïque. Ainsi apparaissent des personnages de la mythologie grecque mais pas ceux que nous avons l’habitude de côtoyer dans les pages des comics US et surtout leur traitement a je ne sais quoi de différent peut être plus européanisé. On retrouve également les pendants des acteurs de certaines œuvres littéraires comme Milady de Winter ou encore Roncevaux ce qui pour le coup est une vraie originalité et marque encore une fois le livre d’une patte française on ne peut plus agréable, familières. Et alors franchement ça fait du bien mais mieux encore, et c’est sûrement le plus important : c’est un sacré bon comics !!

 

Hoplitéa : Gloire à la Lionne de Sparte ! [critique du tome 1]

Hoplitéa : riche et originale

L’histoire d’Hoplitéa est palpitante, sans aucun temps mort, quelques fois violente et incroyablement épique ! Chaque chapitre d’Hoplitéa commence par une scène du passé de l’héroïne et toutes ces scénettes forment un tout qui nous apportent progressivement des explications concernant ce qui se passe aujourd’hui. Cette méthode donne une vraie dynamique et un rythme qui enrichissent considérablement le récit. Un vrai coup de génie. Autre point fort, les auteurs ne ménagent pas leurs personnages en termes de dramaturgie. Bien malin celui qui saura ce qui l’attend en tournant la page et quel sera le destin des uns ou des autres. Pour ce qui est de l’environnement, les amateurs de comics se sentiront en terrain connu car c’est bien à un univers super-héroïque foisonnant (appelé par les auteurs « ComixHeroes Universe ») qu’on leur propose ici avec la promesse d’une richesse qui vaut bien ce que l’on voit ailleurs. Le trait de Marti est quelque peu « mangaïforme » et surtout aussi soigné qu’agréable et le moins qu’on puisse dire c’est que le bonhomme a un vrai sens de l’épique ! On sent que Hoplitéa est l’œuvre de fans de comics et qu’ils y ont mis le cœur et leurs tripes. Le résultat est clairement excellent. Alors Gloire à la lionne de Sparte !

Le tome 2 d’Hoplitéa est actuellement en campagne de financement participatif :
allez jeter un œil sur la page Ulule du projet !

Hoplitéa : Gloire à la Lionne de Sparte ! [critique du tome 1]




A propos Dragnir 41 Articles
Dragnir , c'est 120 kilos d'amour des comics ! Lecteur depuis plus de 40 ans, il est désormais muni d'un cal au pouce de plus de 9 cm a force de tourner les pages des comics indépendants voire underground US ou UK dont il s'est fait une spécialité.