Flash au meilleur de sa forme dans le tome 3 de Geoff Johns présente Flash [critique]

(image © DC Comics)

Vous voulez commencer à lire Flash ? Ne cherchez plus ! La collection Geoff Johns présente Flash est un point d’entrée idéal pour découvrir l’Homme le plus rapide du monde ! Et ce tome 3 confirme tout le bien qu’on pense de cette série.
■ par Stéphane Le Troëdec

 

Les Lascars attaquent Keystone City ! Quoi de plus habituel, me direz-vous, dans la ville de Flash ? Cette fois, ils peuvent compter sur l’aide d’un nouvel allié… Le terrible Penseur ! Pris entre 2 menaces, Flash va devoir courir plus vite que jamais pour protéger les cols bleus de Keystone City. Heureusement, lui aussi est soutenu par des alliés de poids, dont Cyborg et Hawkman de la Justice League !

 

(image © DC Comics)

 

« ÇA, c’est du comics ! »

Troisième album de cette collection, déjà ! Et toujours le même constat : « que c’est BON !». Geoff Johns signe ici une nouvelle rafale d’épisodes haletants qu’on s’enfile les uns après les autres en ne cessant de se dire « bon sang, ÇA, c’est du comics ! ». Geoff Johns lâche les chevaux et appuie sur la pédale d’accélération. Avec une habileté diabolique et une efficacité redoutable, il relie entre elles les trames narratives qu’il a conçues depuis plusieurs épisodes (le destin du Fifre, l’enfant de Flash, ). Les personnages secondaires ne sont pas oubliés. On retrouve au fil des épisodes Fred Chyre, Jared Morillo ou Lashawn Baez ou bien encore Wolf tel le casting d’une série tv. Le tout donne le sentiment d’une écriture fluide, rapide, voire supersonique. Et on suit !

 

(image © DC Comics)

 

Les supervilains de Flash mis en avant

Le secret d’écriture de Geoff Johns ? Je l’ignore, mais il y a une chose particulièrement réussie : Geoff Johns sait mettre en scène le retour de vieux ennemis. Les Lascars sont une figure imposée dans la série Flash. Presque un passage obligé. Ennuyeux ? Surtout pas ! Geoff Johns redonne de l’éclat et du brillant à ses « vieux » supervilains. La composition du groupe change, il ajoute de nouvelles têtes, mais le plaisir pour le lecteur est intact : celui de retrouver nos « bons vieux » Lascars ! Toujours dans cet ordre d’idée, réutiliser de vieux ennemis, on retrouve avec tout autant de plaisir Gorilla Grodd, le gorille géant et pervers, lui aussi fidèle adversaire de l’Homme le plus rapide de la Terre ! C’est l’occasion pour Flash de quitter Keystone City et de changer d’environnement. Voir Flash évoluer dans la jungle s’avère particulièrement dépaysant et exotique.

 

(image © DC Comics)

 

Scott Kolins, architecte de Keystone City

Ces épisodes de Flash sont aussi marqués par la « patte » graphique du dessinateur Scott Kolins, plus à l’aise que jamais. Depuis le début du run de Geoff Johns, l’artiste redéfinit graphiquement le personnage de Flash, tant dans sa gestuel, son costume (les fameuses bottes aux semelles énormes) que l’illustration de ses pouvoirs. Geoff Johns peut remercier son dessinateur : il sait parfaitement retranscrire l’impression de fluidité et de rapidité de ses histoires. Et ses vilains ont très belle allure : il faut voir Magenta découper le Broyeur en deux ! Ce qui m’a particulièrement frappé dans ce tome 3, c’est sa manière de représenter la ville, théâtre des affrontements entre Flash et les Lascars. Il y a quelques double-pages absolument énormes qui en mettent plein les yeux et qui soulignent le goût de S. Kolins pour les détails. Sur l’une d’elle (Flash 184), on peut voir les 2 parties de la métropole dans une superbe vue en plongée. Sur une autre (Flash 188), ce sont les Lascars qui saccagent et pillent la cité. Scott Kolins accumule les détails sans jamais surcharger la page. Avec ce tome 3, la collection Geoff Johns présente Flash s’impose encore un peu plus comme la collection de référence dédiée à l’Homme le plus rapide du monde. ■

(image © Urban Comics)

 




A propos Stéphane Le Troëdec 141 Articles
Stéphane Le Troëdec est spécialiste des comics, traducteur et conférencier. En 2015, il s'occupe de la rubrique BD du Salon Littéraire. Puis en 2017, il rejoint l'équipe de Boojum, l'animal littéraire, dont il devient le responsable de la rubrique pop culture. Ses autres hobbys sont le cinéma fantastique et les jeux. Enfin, et c'est le plus important : son chiffre porte-bonheur est le cinq, sa couleur préférée le bleu, et il n’aime pas les chats.