DCeased 1 : des zombies qui manquent de mordant ! [avis]

(image © DC Comics)

La mode des zombies ne faiblit pas. Alors DC en profite et se lance avec DCeased. Tom Taylor, glorifié pour les comics Injustice, parvient-il à créer l’engouement ? Le comics DCeased n’est-il qu’une copie de Marvel Zombies ? Début de réponse avec le 1er numéro !
■ par Ben Wawe

 

(image © DC Comics)

 

En mai 2019, DC lance DCeased, une mini-série en 6 parties. Son titre, qu’on peut traduite par « DCédé », annonce la couleur. En effet, la saga semble inspirée par Marvel Zombies, même si la présentation diffère. Pour bien comprendre, revenons en 2005, soit 2 ans après Walking Dead. Robert Kirkman lance Marvel Zombies. Il scénarise 5 épisodes sur un monde Marvel alternatif, infecté par un virus zombie qui atteint autant les superhéros que les supervilains. Introduit dans Ultimate Fantastic Four, cet univers bénéficie ensuite de 12 suites en mini-séries, notamment un crossover avec Ash d’Evil Dead. 14 ans après, l’engouement Marvel Zombies est retombé… Alors DC va-t-il parvenir à ranimer ce genre de comics a priori moribond ?

 

(image © DC Comics)

 

Histoire d’une contamination

DCeased commence en parallèle à Final Crisis. Darkseid a envahi la Terre comme dans cette saga, la Ligue de Justice l’a aussi repoussé ; le tyran retourne sur Apokolips. Il y retrouve Cyborg, emprisonné car il détient la part de l’Equation d’Anti-Vie que Darkseid recherche tant. Celle-ci doit lui permettre de contrôler tout l’univers. Mais inclure toute l’Équation dans Cyborg le tuerait, Darkseid et Desaad convoquent alors le Black Racer, incarnation de la Mort pour les Néo-Dieux. Ils fusionnent une partie du Black Racer avec l’Équation, mais cela créé un virus déviant qu’ils n’arrivent pas à contrôler. Cyborg en profite et s’enfuit sur Terre, mais il est le patient zéro et son système diffuse ce virus sur Internet ; l’effet est terrible. Quiconque regarde un écran est habité par une rage zombie. Superman sauve Lois, leur fils Jon et Damian Wayne, tandis que Batman est confronté à Nightwing et Red Robin zombifiés. Et il est en mauvaise posture !

 

(image © DC Comics)

 

 

Un démarrage sans surprise

Dès le début, DCeased et Marvel Zombies empruntent des chemins différents. Marvel Zombies propulsait le lecteur dans un monde zombifié, suite directe à un épisode d’Ultimate Fantastic Four, sas de préparation, sans prendre de gant, pour une plongée dans l’abominable efficace. Tom Taylor scénarise DCeased différemment : il préfère expliquer l’origine de la contamination, avant de voir ses conséquences. La méthode rappelle la série Fear of the Walking Dead, tandis que Marvel Zombies a des similitudes avec Walking Dead. Si les 2 approches se valent, il faut avouer que DCeased commence lentement, sans surprise. Les rebondissements sont convenus, le cliffhanger ne surprend pas. Les personnages sont bien caractérisés, et l’explication se tient. Mais le récit manque d’intensité et l’excitation est faible.

 

(image © DC Comics)

 

 

Trois dessinateurs pour 1 numéro

Il est devenu rare qu’un artiste tienne seul les délais d’une saga entière. Mais il est encore plus rare qu’il soit aidé dès le 1er numéro ! Trevor Hairsine doit être aidé par Stefano Gaudiano et James Harren pour finir ce 1er épisode. L’ensemble est efficace, il y a de jolies planches et images, mais on sent une différence entre les auteurs. Dommage pour l’unité graphique, d’autant que cela fait peur pour la suite s’il faut déjà 3 dessinateurs pour la 1re partie.

 

(image © DC Comics)

 

DCeased manque de mordant

DC se lance dans la mode zombies, qui ne lasse pas. Mais l’éditeur passe après le choc Marvel Zombies. S’il a la politesse d’adopter une autre approche, l’impact est moindre. Le graphisme est beau mais irrégulier et l’absence de surprise ne jouent pas en faveur d’un récit pourtant solide, avec une explication et des personnages bien écrits. À voir la suite, mais DCeased 1 ne réveille pas (encore) les morts ! ■

(image © DC Comics)