Arrêtons le massacre : 7 comics pour la défense des animaux !

X-Men Unlimited 44

(image © Marvel Comics)

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Chuck Austen est connu à juste titre pour avoir été le pire auteur à travailler sur les X-Men. Il a écrit des sagas absolument stupides qui font encore frémir les fans aujourd’hui (The Draco, She Lies with angels). Et pourtant, s’il y a une seule chose que le scénariste a réussi durant sa trop longue présence sur le titre, c’est la relation entre le Fléau, une brute épaisse, et Sammy, une jeune garçon mutant à l’apparence de poisson. Dans X-Men Unlimited 44 (sponsorisé par la fondation Doris Day pour la protection animale), Chuck Austen s’attaque au délicat sujet de la cruauté envers les animaux. Sammy retrouve des animaux mutilés et torturés par un groupe de jeunes adolescents autour du manoir des X-Men. Il demande alors de l’aide à ses derniers et notamment au Fléau, qui ne comprend pas. Pour lui, ce sont juste des animaux et des jeunes garçons qui s’amusent, il n’y a rien de grave. Sammy sollicite alors l’aide de Jean Grey, la télépathe du groupe, pour que celle-ci mette le fléau en relation psychique avec toutes les émotions ressenties par ces animaux en train de mourir. Si le sujet est loin d’être léger, les phrases de Chuck Austen font mouche lorsqu’il s’agit de nous décrire les sentiments d’un animal sous la torture (en parlant d’un chien torturé : « si je leur montre mon ventre, vont-ils arrêter de me faire mal ? »). Certaines pages sont très touchantes et prouvent que Chuck Austen peut parfois produire de bonnes histoires.
En Vf : mensuel X-Men 87 (Panini Comics)

 

 

Superman for the animals 1

(image © DC Comics)

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En 2000, Mark Millar n’est pas encore devenu l’auteur à succès que l’on connaît. Il publie un comics gratuit intitulé Superman for the animals en partenariat avec la fondation Doris Day. En couverture, l’Homme d’Acier tient un petit chaton dans ses bras. Ceci fait bien évidemment référence à la réputation de boy-scout du superhéros, mais le sujet est beaucoup plus sombre que cette simple référence. Le jeune Tommy, un garçon fraîchement arrivé en ville, s’associe avec un groupe d’adolescents dont le passe-temps est de torturer des animaux. Tommy joue le jeu afin de se faire accepter, même s’il a des remords. Il faut l’intervention de Superman, qui sauve un chaton de la noyade que les garçons avaient envoyés par-dessus un pont, pour que Tommy se rebelle et finisse par travailler dans un foyer pour animaux abandonnés. C’est étonnant de voir que Mark Millar, scénariste outrancier et n’hésitant pas à franchir toutes les limites du convenable (Kick-Ass, Ultimates) puisse réaliser un comics peut-être pas très subtil dans sa morale, mais pourtant touchant. Il faut aussi se rappeler que Mark Millar est un végétarien convaincu. Petite anecdote : dans Superman Birthright paru dans les années 2000, le scénariste Mark Waid dévoile que Superman est végétarien.
Inédit en France

 

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A propos Doop 229 Articles
Doop lit des comics depuis une quarantaine d'années. Modérateur sur Buzzcomics depuis plus de 15 ans, il a écrit pour ce forum (avec la participation de Poulet, sa minette tigrée et capricieuse) un bon millier de critiques et une centaine d'articles très très longs qui peuvent aller de « Promethea » à « Heroes Reborn ». Il a développé une affection particulière pour les auteurs Vertigo des années 90, notamment Peter Milligan et Neil Gaiman.