11 représentations du sida dans les comics

Tilt (The Monolith)

(image © Image Comics)

Dans la série DC The Monolith (dont le 1er tome est paru chez Delcourt), Alice Cohen et Tilt Shimura sont 2 jeunes femmes qui découvrent un golem créé dans les années 30. Elles doivent s’assagir afin de contrôler les actions de celui-ci, créé pour combattre les criminels de Brooklyn. Après des comportements à risque (drogue et prostitution), Alice décide de se faire dépister et demande à Tilt de l’accompagner. Cette dernière est diagnostiquée positive au VIH et doit expliquer la situation au Monolith, à l’esprit d’enfant.
À lire en VF dans Monolith, tome 1 – La voix dans le mur (éditions Delcourt)

 

 

Joanne Beaubier (Alpha Flight)

(image © Marvel Comics)

Alpha Flight 106 est connu pour 2 éléments : le coming-out de Jean-Paul Beaubier alias Vega et la création du super-héros canadien le plus caricatural, Major Mapleleaf (« Major Feuille d’érable »…), au superbe costume de Mountie. Les circonstances de l’intervention de ces personnages sont cependant moins connues : lors d’un affrontement entre Alpha Flight et Mister Hyde (plus connu aujourd’hui comme le père de Daisy Johnson alias Quake), Vega entend des pleurs dans une ruelle. Il découvre un bébé abandonné dans une poubelle, fiévreux. L’enfant est diagnostiquée comme porteuse du VIH et infectée in utero. Vega adopte le bébé mourant et l’histoire prend une ampleur médiatique nationale. Le conflit du numéro vient du fait que le Major Mapleleaf a un fils mort du sida mais que son état n’a pas bénéficié du même retentissement car il était gay, comme si sa mort était « normale ». Un message intéressant sur le caractère sélectif du traitement de la maladie par les médias, malheureusement caché derrière des personnages et un graphisme ridicule.
Inédit en VF

 

 

ShadowHawk

(image © Image Comics)

ShadowHawk, personnage créé lors des débuts d’Image Comics, est une sorte de mélange entre Batman et le Punisher : justicier nocturne, il est adepte d’une justice expéditive puisqu’il brise la colonne vertébrale des criminels qu’il croise. Son origine n’est révélée qu’assez tard dans la série. Procureur à New York, Paul Johnstone fait l’objet d’un chantage par des dealers mais refuse de céder. Il est alors pris dans un guet-apens et reçoit une piqûre qui le contamine. Il est rejeté de son environnement professionnel à cause de sa maladie et décide alors de consacrer le temps qu’il lui reste à disséminer sa propre version de la justice. Il partira en quête d’un remède vers la fin de sa série régulière mais finira par accepter son destin et mourra à l’hôpital après un dernier acte héroïque.
Inédit en VF

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A propos JB 57 Articles
Lecteur de comics depuis 30 ans, pinailleur Marvel, râleur DC et nostalgique des séries Valiant des années 90.