Power Company, la série oubliée de l’auteur de Marvels et d’Astro City

Réceptionniste
(image © DC Comics)

Un croisement improbable entre la JLA et la série Suits

Power Company n’est pas une simple redite de Heroes for Hire ou de Hero Hotline. Le lecteur suit principalement le point de vue de Skyrocket, héroïne qui rejoint la Power Company afin d’utiliser ses ressources pour faire le bien. Elle se retrouve souvent en butte avec Witchfire et Manhunter, aux motifs plus cyniques et matériels. Pourtant, elle doir remettre son idéalisme  en question lorsqu’elle risque et perd un matériel de plusieurs millions lors d’une mission personnelle. Firestorm, autre héros embauché pour la légitimité qu’il apporte, découvre que son chèque ne lui donne pas voix au chapitre sur la politique de la société. Outre les combats épiques, des jeux de pouvoirs opposent les personnages pour le contrôle de la compagnie. Kurt Busiek avoue d’ailleurs avoir trouvé l’inspiration dans des séries TV judiciaires, un cadre assez rare dans les comics DC. Le mélange devient détonnant lorsque la réceptionniste voit arriver des clients tous droits sortis d’un roman de Stephen King !

Un goût d’inachevé

La série régulière Power Company ne dépasse pas 18 numéros. Pour autant, elle ne s’attarde pas sur un status-quo. Josiah Power est dans un état critique et son absence mène à des conflits entre les partenaires de la société. Firelord rejoint l’équipe, et la Power Company commence à tremper dans des affaires louches. La série sait également jouer sur les attentes. Lorsque leur leader est blessé par balles, l’équipe jure de dépasser les querelles internes. Chacun prête serment pour découvrir l’identité du meurtrier. C’est alors que la police les interrompt. Les policiers viennent d’arrêter le coupable, un anonyme ! Kurt Busiek prend également le temps de consacrer certains numéros à un personnage particulier. C’est le cas de Striker Z et de Manhunter, à chaque fois avec un artiste invité. Le reste de la série est magnifiquement illustré par Tom Grummett, déjà artiste sur Robin et Superboy. Malheureusement, l’annulation de la série laisse plusieurs intrigues orphelines. La menace de Kobra et le personnage de Sapphire sont ainsi les grands perdants de cette fin hâtive. Cependant, elle est si proche de la Jolt des Thunderbolts que j’ai déjà l’impression d’avoir lu son histoire ! En fin de compte, la série parvient à boucler la boucle puisque les derniers numéros reviennent sur la menace affrontée au début de la série. Malgré cela, les personnages de la Power Company ne feront plus que des apparitions épisodiques.

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(image © DC Comics)

En bref

Pourquoi lire Power Company ? Si vous avez aimez les Thunderbolts des débuts, vous y retrouverez la même énergie sans qu’il s’agisse d’une redite. Vous cherchez une série de superhéros qui sort des sentiers battus ? Vous trouverez ici une équipe atypique et un titre qui sait surprendre. Si vous souhaitez découvrir l’univers DC, cette série et les one-shots qui l’accompagnent vous guideront à travers ses différentes ères. Si vous vous intéressez aux coulisses des comics, les one-shots comprennent des fiches de l’auteur sur la conception de chaque personnage. Enfin, si vous cherchez simplement une bonne histoire aux illustrations soignées, Kurt Busiek et Tom Grummett sont des professionnels n’ayant plus rien à prouver. ■

Couverture Power Company
(image © DC Comics)

Power Company est un comics publié aux USA par DC Comics, encore inédit en France. 

 

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(image © Marvel Comics)




A propos JB 115 Articles
Lecteur de comics depuis 30 ans, pinailleur Marvel, râleur DC et nostalgique des séries Valiant des années 90.