Doomsday Clock : les Watchmen débarquent dans l’univers DC Comics… et c’est loin d’être une réussite !

Doomsday Clock
(image © DC Comics, Urban Comics)

Avec Doomsday Clock, Geoff Johns espérait sans doute rendre hommage à Watchmen. S’il réussit à émuler l’un des plus grands chefs d’œuvre des comics, Doomsday Clock peine à trouver une direction satisfaisante et finit par s’embourber dans une histoire brouillonne qui aurait pu être passionnante. Reste les dessins de Gary Frank, illustrateur toujours efficace.
■ par Stéphane Le Troëdec

 

Doomsday Clock
(image © DC Comics, Urban Comics)

 

En 1992, le monde est à nouveau au bord du chaos. Sept en plus tôt, Ozymandias a sauvé la Terre en ourdissant un terrible complot. Cette fois, l’homme le plus intelligent au monde ne voit qu’une seule solution pour sauver le monde : retrouver l’omnipotent Dr Manhattan. Il réunit Rorschach, pourtant laissé pour mort, et Marionnette et Mime, 2 criminels psychopathes. Ensemble, ils voyagent vers une autre dimension inconnue. Ozymandias repère vite les 2 hommes les plus intelligents de cet univers : Bruce Wayne et Lex Luthor. Reste maintenant à les convaincre des aider…

 

Doomsday Clock
(image © DC Comics, Urban Comics)

 

Gary Frank met tout le monde d’accord

Avant de parler du scénario de Geoff Johns, parlons des dessins de Doomsday Clock. Gary Frank a la lourde tâche de passer après Dave Gibbons. Et une pelletée d’excellents artistes, pour peu qu’on tienne compte de Before Watchmen. Il fallait donc un artiste au top niveau pour assurer la partie graphique de Doomday Clock. Cassons immédiatement le suspense : Gary Frank réalise un excellent travail. Visuellement, les 12 chapitres de Doomsday Clock s’inscrivent dans la droite ligne de Watchmen, émulant le gaufrier à 9 cases. Mieux, Gary Frank modernise le style et l’ambiance graphique, tout en rendant hommage au travail de Dave Gibbons. Le duo Frank-Johns est une valeur sûre : que ce soit sur Shazam ou Batman Earth One, les 2 artistes ont fait la preuve de leur capacité à « se trouver » facilement. Une fois encore, sur Doomsday Clock, c’est un carton plein graphique. Et si vous n’accrochez ni à l’intrigue ni au concept général (on y vient dans le paragraphe suivant), au moins vous pouvez vous consoler avec la qualité graphique de Doomsday Clock.

 

Doomsday Clock
(image © DC Comics, Urban Comics)

 

Promesse tenue, mais…

Doomsday Clock fait une promesse simple : amener les héros de Watchmen dans la continuité de l’univers DC Comics. Depuis plusieurs années, tout doucement, l’idée a fait son chemin, grosso modo depuis le début de l’ère Rebirth (mais on pourrait aussi remonter à l’épisode 18 du comics The Question de 1988). Sans doute qu’il s’agissait de ne pas brusquer les fans d’Alan Moore. Ainsi Doomsday Clock se devait de passer aux choses sérieuses : Rorschach, Ozymandias, le Dr Manhattan et cie allaient maintenant rencontrer Superman, Batman et les personnages DC Comics. De ce point de vue, Doomsday Clock fait le job, offrant même des moments parfois très réussis. D’un autre côté, DC Comics a tellement joué avec l’idée de cette rencontre entre 2 groupes de personnage que le concept donne en fin de compte l’impression de ne pas profiter pleinement cette réunion. Au final, Doomsday Clock a comme un goût de trop peu mais surtout de mal géré. (suite de l’article page suivante)

 

LIRE AUSSI : Watching the Watchmen : dans les coulisses du comics culte de Dave Gibbons et Alan Moore !

watching the watchmen
(image : © DC Comics)

 

La suite ? Tout de suite ?




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