Brady Briedel, le monstre dont Marvel avait besoin

Quand Brady Briedel apparaît pour la première fois en 2011 dans Heroes for Hire #9 (Fear Itself Marvel Monster n° 1), sous la plume de Dan Abnett et Andy Lanning (scénaristes), avec Kyle Hotz au dessin, ce n’est qu’un petit dealer sans envergure. Son vrai talent se cache ailleurs. Brady fabrique des cocktails chimiques sur mesure pour des super-vilains, dont Arthur Nagan, alias Mister Fear. Rien de glorieux. Puis survient l’événement Fear Itself. Un accident change tout. Brady est transformé en une créature démoniaque connue sous un nom d’une sobriété inquiétante : Monster.
Désormais capable de prendre la forme de la pire peur de n’importe qui, tout en récupérant les pouvoirs associés, Brady aurait pu devenir l’arme ultime de Marvel Comics. Le monstre parfait. Cependant, le problème, c’est le contexte. De fait, les Villains for Hire ne décollent jamais vraiment. Et un concept aussi fort a besoin d’un écrin solide. En 2012, Monster est vaincu par l’un des pièges de Moon Knight. Depuis, plus rien. Brady a disparu. Totalement hors des radars. Personne ne sait où il se cache. Ni même s’il existe encore.
La Déesse attend depuis trente ans un retour fracassant

Lorsque Adam Warlock entre en possession du Gant de l’Infini, les conséquences dépassent largement ce qu’il imagine. Sous l’effet de ce pouvoir absolu, il expulse inconsciemment les meilleures et les pires parts de son âme. De cette scission naissent deux entités. Le Magus, incarnation du mal absolu. Et la Déesse, obsédée par une seule chose : apporter toujours plus de lumière à l’univers. Par n’importe quel moyen.
Malheureusement, le problème, c’est que cette « bonté » est déformée. La Déesse ne comprend pas réellement le monde qu’elle veut sauver. Convaincue d’avoir raison, elle se lance dans une guerre solitaire contre l’univers entier. Une croisade aveugle. Heureusement, son règne de terreur prend fin lorsqu’elle est piégée dans la Pierre de l’Âme aux côtés du Magus. Cela remonte à plus de trente ans. Depuis, le Magus s’est échappé depuis longtemps. La Déesse, elle, reste introuvable. Pas de retour. Juste une absence inquiétante, voire même un jour une très mauvaise surprise pour les héros Marvel.
Protocide, le super-soldat le plus mystérieux de Marvel

Clinton McIntyre, plus connu sous le nom de Protocide, débarque en 2000 dans Captain America #28 (en vf c’est dans Marvel Heroes Hors Série n° 8). Dan Jurgens (scénariste comics) et Andy Kubert (dessinateur) en font immédiatement une énigme. Des agents du S.H.I.E.L.D. découvrent son cadavre dans un ancien entrepôt oublié. Parmi eux se cache un espion de l’A.I.M. Le corps est intact. Parfaitement conservé. La raison est simple. McIntyre a reçu, des années plus tôt, une version du sérum du Super-Soldat. Et visiblement, ce genre de produit laisse des traces, même après la mort.
La vérité finit par éclater. Clinton McIntyre était un simple soldat de l’armée américaine. Il a assassiné son supérieur hiérarchique avant d’être enrôlé de force dans un programme secret de Super-Soldat. Le problème, c’est que le sérum est mal administré. Résultat, il meurt. Enfin presque. Ramené à la vie par l’A.I.M., Protocide se fabrique un bouclier et s’engage sur la voie du super-vilain. Une ascension éclair, aussitôt interrompue. Officiellement mort, il disparaît des radars. En réalité, il choisit une vie calme, loin des combats et de l’action. Comme quoi, même chez Marvel, certains monstres aspirent juste à la tranquillité.