Marvel : 10 vilains surpuissants que tout le monde a oubliés

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La seconde Death-Stalker était trop cool pour durer

Autre membre des Villains for Hire, la seconde Death-Stalker était sans doute la plus stylée de l’équipe. Son identité reste un mystère total. Aucun nom. Aucun visage. Impossible même de savoir si elle était morte-vivante, comme le Death-Stalker original avant elle. Ce que l’on sait, en revanche, c’est qu’elle tue sans états d’âme. Elle se téléporte à volonté. Elle projette des radiations micro-ondes capables de faire bouillir un corps de l’intérieur en quelques secondes. Terrifiant et terriblement dangereux.

Bien sûr, sur les quatre premiers épisodes de Villains for Hire publiés en 2011, Death-Stalker s’impose comme l’un des membres les plus redoutables du groupe. le personnage survit à l’explosion d’un bateau. Elle y laisse un bras. Puis elle échappe ensuite aux autorités quand le reste de l’équipe est arrêté. Rien ne semble pouvoir l’arrêter. Ce parcours éclair en fait rapidement une favorite des lecteurs. Et c’est justement ce qui rend sa disparition si frustrante. Après ça, plus rien. Death-Stalker s’évapore complètement. Trop efficace. Trop charismatique. Peut-être simplement trop dangereuse pour rester dans le décor Marvel.

Warhawk, le prédécesseur (presque) raté de Luke Cage

En 1975, Marvel Premiere #23 introduit un certain Michael Tanner. Chris Claremont (scénariste) et Pat Broderick (dessinateur) dressent le portrait d’un vétéran de la guerre du Vietnam. Tanner sert de cobaye à une version expérimentale du sérum du Super-Soldat. Aux commandes, Noah Burstein. Le même scientifique qui expérimentera plus tard sur Luke Cage, alors injustement emprisonné. Le traitement renforce Tanner. Mieux : sa peau devient littéralement aussi dure que l’acier. De quoi en faire une arme parfaite. Du coup, la CIA en fait un assassin. Son nom de code est Warhawk.

À priori, sur le papier, tout est là. Et dans les faits, Warhawk apparaît dans plus d’une douzaine d’épisodes. Il se forge même une petite réputation. Le problème, c’est l’impact. Malheureusement, face aux héros, il ne marque jamais vraiment les esprits. Ni ceux qu’il affronte, ni les lecteurs. Sa dernière apparition le montre opposé à des figures comme Gambit et Tornade. Un face-à-face prometteur. Mais trop bref pour compter. Warhawk reste ainsi dans l’ombre. Un prototype intéressant. Une version d’essai. D’ailleurs c’est la preuve que tous les Super-Soldats ne sont pas destinés à devenir des icônes.

Conclusion

Marvel adore recycler ses figures iconiques. Les mêmes visages reviennent. Encore. Toujours. Pendant ce temps, une galerie entière de vilains surpuissants reste coincée dans les marges. Oubliés par les scénaristes. Délaissés par les éditeurs. Pourtant, Snapdragon, Bora, Carrion ou la Déesse ont tout ce qu’il faut. Du concept. Du potentiel. Et parfois même une avance inquiétante sur leurs homologues plus célèbres.

Pourtant, ces personnages racontent autre chose. Des échecs. Peut-être des idées trop fortes pour leur époque. Autant de menaces mises sous le tapis faute de savoir quoi en faire. Et c’est peut-être là leur vraie force. Dans un univers Marvel obsédé par la nostalgie et les retours calculés, ces vilains attendent. En silence. Et le jour où l’un d’eux reviendra vraiment, il pourrait bien faire plus de dégâts que prévu. Parce qu’on l’aura oublié.




A propos Stéphane 813 Articles
Stéphane Le Troëdec est spécialiste des comics, traducteur et conférencier. En 2015, il s'occupe de la rubrique BD du Salon Littéraire. Ses autres hobbys sont le cinéma fantastique et les jeux. Enfin, et c'est le plus important : son chiffre porte-bonheur est le cinq, sa couleur préférée le bleu, et il n’aime pas les chats.