Marvel : 10 vilains surpuissants que tout le monde a oubliés

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Depuis ses débuts, l’univers Marvel aligne quelques-uns des plus grands héros de la pop culture. Captain America et Spider-Man passent leur temps à repousser le mal. En face, leurs ennemis n’ont pas chômé. Crâne Rouge et le Bouffon Vert ont eux aussi bâti une légende. Des décennies de combats, de retours improbables et de plans tordus ont suffi à les rendre inoubliables. Ils font partie du décor. On les connaît par cœur. Et on sait qu’ils reviendront toujours.

Mais Marvel Comics regorge aussi de vilains tombés dans un oubli presque total. Des adversaires trop discrets, mal utilisés, ou sacrifiés par l’histoire éditoriale. Certains n’ont jamais eu leur chance. D’autres ont simplement disparu sans bruit. Et puis il y a ceux qui sommeillent. Ceux dont on se souvient à peine. Peut-être attendent-ils juste le bon moment pour revenir frapper. Après tout, chez Marvel, les mauvaises idées ont parfois la vie longue…

Carrion a toujours été plus terrifiant que le Chacal

William Allen n’est pas le premier Carrion. Mais il reste, de loin, le plus effrayant. Même après des années d’absence. Comme ses prédécesseurs, il propage le virus Carrion. Un simple contact suffit à provoquer une décomposition fulgurante. Mais ce n’est pas le pire. En étant exposé au virus, William hérite aussi des souvenirs et de l’intelligence des Carrion précédents. Il devient ainsi un génie malade, cumulant expériences passées et cruauté présente. Une version améliorée. Plus froide et dangereuse.

Introduit en 1997, Carrion reste pourtant sous-exploité. En près de trente ans, il n’apparaît que dans une douzaine de comics. Pendant ce temps, des figures liées à son univers, comme Jackal ou Spidercide, continuent de jouer des rôles majeurs. De fait, Carrion, lui, reste tapi dans l’ombre. Oublié. Et c’est peut-être ce silence qui le rend encore plus inquiétant.

Bora aurait pu être la mutante la plus glaciale de tous les temps

Anzhela Federova semblait promise à un avenir radieux. La Russie voyait déjà en elle l’une de ses plus grandes danseuses classiques. Puis tout s’effondre. Ses pouvoirs mutants se manifestent brutalement, elle peut maîtriser les vents arctiques. La glace envahit sa vie et ses rêves se brisent. Son cœur aussi. Rongée par la colère, Anzhela adopte le nom de Bora. Elle se met alors à traquer ceux qu’elle estime avoir trahi sa patrie. En priorité, les autres danseurs. La vengeance devient son unique moteur.

Ainsi, Bora fait ses débuts en 1983 dans Moon Knight #35, dans l’histoire « Second Wind ». Tony Isabella (scénariste), Kevin Nowlan et Bob McLeod (dessinateurs) en font immédiatement une menace sérieuse. Puissante. Dangereuse. Inarrêtable. Ses apparitions suivantes confirment ce statut. Pourtant, presque aussi vite qu’elle est arrivée, Bora disparaît. Après seulement quatre apparitions, elle se retrouve piégée dans une peinture. Plus tard libérée, elle perd ses pouvoirs lors du Jour-M. Ensuite, plus rien. De fait, elle s’efface. Une trajectoire tragique pour un personnage qui avait tout pour devenir l’un des grands vilains mutants de Marvel, mais qui n’a jamais eu le temps d’exister pleinement.




A propos Stéphane 813 Articles
Stéphane Le Troëdec est spécialiste des comics, traducteur et conférencier. En 2015, il s'occupe de la rubrique BD du Salon Littéraire. Ses autres hobbys sont le cinéma fantastique et les jeux. Enfin, et c'est le plus important : son chiffre porte-bonheur est le cinq, sa couleur préférée le bleu, et il n’aime pas les chats.