10 comics d’horreur devenus des séries TV cultes

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Lucifer, le Diable s’invite dans le polar

DC Comics a proposé plusieurs visions de Satan. Pourtant, peu ont marqué autant que Lucifer Morningstar dans Sandman de Neil Gaiman. Ce Diable élégant et manipulateur s’impose vite comme une figure fascinante. On le croise dans Constantine en 2005, face à Keanu Reeves. Plus récemment, Gwendoline Christie l’incarne dans la série Netflix Sandman. Cependant, la version la plus populaire du personnage prend un virage inattendu. Elle abandonne les ténèbres gothiques pour un terrain bien plus… procédural.

Tom Ellis, acteur gallois au charme insolent, prête ses traits à Lucifer. La série débute sur Fox avant de migrer vers Netflix pour trois saisons supplémentaires. Ici, le Seigneur des Enfers quitte son trône. Il ouvre une boîte de nuit à Los Angeles. Mais surtout, il met son talent pour déceler le mal au service de la police. Consultant atypique, il aide à résoudre des enquêtes criminelles. Le ton mêle humour, sensualité et intrigue policière. Ainsi, Lucifer réinvente le crime show avec une énergie malicieuse, même si elle ont parfois étiré certaines intrigues sentimentales.

Quand les comics d’horreur envahissent le petit écran

Ces adaptations de comics d’horreur devenus des séries TV cultes prouvent une chose simple. Le médium ne cesse d’alimenter la télévision en récits puissants. Zombies, démons, virus ou sorcières, chaque adaptation explore une facette différente du genre. Pourtant, toutes partagent la même ambition. Prolonger la peur au-delà de la dernière page. Certaines trahissent leur matériau d’origine, d’autres le subliment. Au final, ces adaptations de comics d’horreur montrent que la case et l’écran peuvent dialoguer sans se dévorer. Et pour nous, lecteurs devenus spectateurs, c’est tout bénéfice.




A propos Stéphane 827 Articles
Stéphane Le Troëdec est spécialiste des comics, traducteur et conférencier. En 2015, il s'occupe de la rubrique BD du Salon Littéraire. Ses autres hobbys sont le cinéma fantastique et les jeux. Enfin, et c'est le plus important : son chiffre porte-bonheur est le cinq, sa couleur préférée le bleu, et il n’aime pas les chats.