Young Justice, tome 1 : Brian Michael Bendis signe des retrouvailles pleines de peps !

comics Young Justice 1
(image © DC Comics, Urban Comics)

Avec ce 1er tome de Young Justice, Brian M. Bendis et ses comparses signent le retour plein de peps de la Young Justice dans l’univers DC Comics. Des aventures dynamiques et virevoltantes, certes, mais aussi le retour solide d’une équipe agréable et lumineuse. Un comics qui fait du bien.
■ par Stéphane Le Troëdec

 

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(image © DC Comics, Urban Comics)

 

Les forces magiques de la dimension magique de Gemworld attaquent Metropolis à la recherche de Superman ! Hélas l’Homme d’Acier n’est pas là pour repousser l’assaut. Mais la ville n’est pas livrée à elle-même pour autant ! Car une poignée de jeunes superhéros se réunissent pour contrecarrer les soldats de Gemworld. Jinny Hex, Red Robin, Impulse, Wonder Girl et Teen Lantern se rassemblent pour former une nouvelle mouture de Young Justice ! Mais ils ont à peine le temps de souffler que les voici séparés après avoir été téléportés sur Gemworld. Une énorme surprise attend Impulse il retrouve un ami que tout le monde croyait disparu : Superboy alias Conner Kent, le clone de Superman !

 

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(image © DC Comics, Urban Comics)

 

Place aux jeunes !

À son arrivée chez DC Comics, Brian Michael Bendis s’est vu confiance les séries Superman, plus « Wonder Comics », un label de superhéros plus « jeunes » comme les Wonder Twins ou Naomi. Young Justice trouve naturellement sa place dans ce label avec le retour d’une équipe de jeunes pousses qu’on avait pas vu depuis une quinzaine d’années. D’entrée on ressent cette orientation plus juvénile par le peps et le dynamisme de l’intrigue. Pas le temps de trop réfléchir ni de poser les personnages, voici les héros propulsés dans l’aventure en quelques cases seulement. C’est d’ailleurs une caractéristique de ces 6 premiers épisodes de ce Young Justice : l’ensemble est enlevé et pétillant, et on enchaîne les épisodes de ce tome 1 très rapidement.

 

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(image © DC Comics, Urban Comics)

 

Gemworld, une dimension à découvrir

L’une des particularités de cette nouvelle mouture de Young Justice, c’est de déplacer l’équipe des héros dans une autre dimension. Car toute l’action, hormis l’épisode 1, va se dérouler sur Gemworld. Ce monde est un univers de fantasy et de magie, ce qui créé un contraste immédiat entre l’environnement et les jeunes superhéros. Côté décor d’aventure sont donc au programme : magie, sorcellerie, donjons, châteaux merveilleux et guerriers en armure… et bien entendu une alliée, le personnage emblématique de Gemworld, Amethyst, ne manque pas de rejoindre le groupe. Cette ambiance medfan n’empêche d’ailleurs pas nos jeunes superhéros de conserver leurs costumes modernes. L’ambiance un peu plus sombre qu’attendue met en valeur la bonhomie des héros. Le plaisir des retrouvailles est sensible. Superhéros et medfan, cocktail indigeste, me direz-vous ? Pas du tout, car Brian M. Bendis fonce pied au plancher, nous laissant à peine le temps de respirer. Il faut dire qu’il lui faut aussi présenter les personnages, anciens comme nouveaux.

 

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(image © DC Comics, Urban Comics)

 

Des retrouvailles inattendues et des petits nouveaux

On l’a dit, le 1er épisode de Young Justice ne présente pas vraiment les personnages. Que les nouveaux lecteurs qui ne connaîtraient pas les membres de Young Justice ne s’inquiètent pas pour autant : les épisodes suivants se chargent d’expliquer les personnages à coup de flashbacks, un par épisodes. Les vieux routards seront ravis de retrouver Wonder Girl ou Red Robin. Mentions spéciales à Impulse ou Superboy, au centre de toutes les attentions. En effet, bien malin celui qui pourra expliquer leur présence, et Brian M. Bendis semble réserver ses explications pour plus tard (bien plus tard, même, si on en croit les lecteurs de la VO). Enfin, de nouveaux personnages tirent leur épingle du jeu, comme Teen Lantern, un démarquage amusant des Green Lantern, et Jinny Hex, descendante du personnage de Jonah Hex.

 

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(image © DC Comics, Urban Comics)

 

Une jolie unité graphique

Graphiquement, Young Justice tome 1 réunit une poignée de dessinateurs. Patrick Gleason s’occupe des 3 premiers épisodes avant de passer le flambeau à John Timms dans l’épisode 4. La transition est perceptible, dans la mesure où Patrick Gleason distille une ambiance un poil plus sombre que celle de John Timms. Les 2 artistes s’occupent de l’intrigue principale et, sur les flashbacks, ils sont secondés par Emanuela Lupacchino, Viktor Bogdanovic (qui rappelle toujours furieusement Greg Capullo), Kris Anka et Evan Shaner. Tout ce beau monde parvient tout de même à conserver une unité graphique de bonne tenue sur l’ensemble des 6 épisodes, qui s’enchaînent sans rupture de tons trop appuyés. Autant dire que, pour qui aime les aventures légères et sautillantes, ce retour de la Young Justice est un comics agréable. Tout au plus on pourra reprocher à Urban Comics d’avoir choisi une couverture un peu passe-partout et pas vraiment représentative du contenu. Pas grave : on a déjà hâte de retrouver nos jeune héros dans un nouveau monde à découvrir dans le tome 2 qui s’annonce explosif ! ■

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(image © DC Comics, Urban Comics)

Young Justice, tome 1 : Prisonniers de Gemworld est un comics publié en France chez Urban Comics. Il contient : Young Justice 1-6.




A propos Stéphane Le Troëdec 505 Articles
Stéphane Le Troëdec est spécialiste des comics, traducteur et conférencier. En 2015, il s'occupe de la rubrique BD du Salon Littéraire. Ses autres hobbys sont le cinéma fantastique et les jeux. Enfin, et c'est le plus important : son chiffre porte-bonheur est le cinq, sa couleur préférée le bleu, et il n’aime pas les chats.

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