Black Panther: Pour le Wakanda éternel [avis]

Black Panther Dora Milaje
(image © Marvel Comics)

 

Le retour d’Everett K. Ross

Pour le Wakanda éternel contient également 3 autres histoires issus d’un annual de la série Black Panther par les précédents auteurs de la Panthère Noire. La 1re, écrite par Christopher Priest, permet de retrouver Everett Ross. Celui-ci est interrogé par le Loup Blanc, Nakia et son propre gouvernement sur un bouclier capable d’annuler les effets du réchauffement climatique. Conformément au style de C. Priest, l’histoire n’est pas linéaire et illustre le mélange d’humour et de real politic propre au run de l’auteur sur Black Panther. Le choix de Panini de publier cette histoire juste après Wakanda Forever est intéressant. En effet, il se positionne juste après la rédemption de Nakia, mais rappelle qu’elle a tué l’amante de E. Ross et de T’Challa. Notre héros bureaucrate souligne bien que, pour lui, Nakia est impardonnable.

 

Black Panther Dora Milaje
(image © Marvel Comics)

 

Un chant du cygne

La 2de histoire de Pour le Wakanda éternel est illustrée par Daniel Acuña et écrite par Don McGregor, qui est à l’origine des histoires fondatrices du personnage, notamment le triptyque Panther’s Rage, Panther’s Quest et Panther’s Prey. Son récit est graphiquement magnifique et fait alterner les étendues sauvage et le pays futuriste du Wakanda et reprend des moments marquants du run de Don McGregor. Il sert ainsi à la fois de conclusion à ces histoires et d’un adieu à un personnage clé de Black Panther trop souvent oublié depuis le mariage avec Ororo.

 

Black Panther Dora Milaje
(image © Marvel Comics)

 

Une victoire à la Pyrrhus ?

Le dernier récit de Pour le Wakanda éternel est écrit par Reginald Hudlin et illustré par Ken Lashley. Je dois avouer avoir beaucoup de mal avec cet auteur. Dans les histoires cultes de Don McGregor, le Wakanda, bien qu’idyllique, est un pays isolationniste et souvent hostile. Le run de Christopher Priest, que j’adore, met en balance la supériorité intellectuelle et physique de T’Challa et les actes que le forcent à commettre la politique et le poids des traditions. Dans celui de Reginald Hudlin, le Wakanda est technologiquement et moralement supérieure sans la moindre ambigüité. Pourtant, dans cette courte histoire, l’auteur introduit un doute. Dans un futur lointain, T’Challa raconte à ses descendants comment le Wakanda a conquis le monde, des trophées tels que le masque de Fatalis ou le casque de Magneto illustrant ces propos. Cependant, la dernière page montre une lassitude cachée du héros, ainsi qu’un regret illustré par un dernier trophée, qui laisse sous entendre que le prix a été trop élevé. ■

Black Panther Dora Milaje
(image © Marvel Comics, Panini Comics)

Pour le Wakanda éternel est un comics publié en France par Panini Comics.




A propos JB 64 Articles
Lecteur de comics depuis 30 ans, pinailleur Marvel, râleur DC et nostalgique des séries Valiant des années 90.