Le dictionnaire des comics : maitrisez le vocabulaire !

« One-shot », « run », « hardcover »… Tous ces mots parlent aux fans de comics en VO mais parfois les néophytes peuvent être un peu perdus. Grâce à ce lexique des comics, familiarisez-vous avec le vocabulaire des comics.
■par Doop

 

 

 

Annual

Numéro spécial d’une série régulière et, comme son nom l’indique, publié une fois par an. C’est en quelque sorte un hors-série. L’annual peut être une histoire intégrée dans la continuité de la série ou une aventure totalement à part. Les annuals ont été très fréquents entre les années 70 et les années 2000. Ils ont quasiment disparu depuis. Exemple : au cours de sa publication, la série Fantastic Four a proposé pas moins de 33 annuals. Le plus célèbre d’entre eux étant le n°3 qui raconte le mariage de 2 de ses personnages principaux.

 

 

 

Arc ou story arc (arche narrative en VF)

Histoire complète se déroulant sur plusieurs numéros d’une même série régulière. Les longueurs des arcs sont variables, pouvant généralement aller de 4 numéros à plus d’une vingtaine. Exemple : l’arc Ennemi d’état de la série Wolverine raconte l’histoire d’un Logan contrôlé mentalement et qui se retourne contre ses amis avant de retrouver le contrôle de lui-même. L’arc dure 13 numéros qui vont de Wolverine 20 à Wolverine 32.

 

 

 

Back-up

Histoire courte indépendante de la série principale allant de 2 à 10 pages, insérée en fin de numéro. Elle peut servir à développer l’univers de la série, à présenter de nouveaux personnages ou tout simplement de bonus. Exemple : chacun des numéros de la série 52 publiée par DC Comics contient une histoire back-up de 2 pages réalisée à chaque fois par un artiste différent et qui raconte les origines des plus grands héros de la firme.

 

 

 

Cliffhanger

Évènement stupéfiant ou à suspense situé en fin d’épisode et qui donne envie aux lecteurs d’acheter le prochain numéro pour en connaitre la suite. Ce vocabulaire est aussi utilisé pour les séries télévisées ou les films. Exemple : Thunderbolts 1 publiée par Marvel Comics présente un nouveau groupe de superhéros. À la toute dernière page, on apprend que ledit groupe n’est composé exclusivement que de vilains dont le but est de dominer le monde.

 

 

 

Coloriste

Artiste qui met en couleurs les planches dessinées par le dessinateur. Au départ réalisée à la main, la colorisation des comics se fait désormais quasi exclusivement par ordinateur.

 

 

 

Comics (ou comic-book)

Bande dessinée publiée et produite aux États-Unis. Les comics sont disponibles dans de nombreux formats :

le single : fascicule d’une trentaine de pages (24 pages de BD et dix pages de publicité et d’annonces) aux dimensions plus petites que celles d’une feuille A4. Il est publié mensuellement et ne contient en principe qu’une seule histoire à suivre. C’est le format le plus courant aux États-Unis. Son prix varie entre 2,99 $ (2,3 €) et 4,99 $ (4 €) suivant le nombre de pages et la notoriété de la série.

le trade paperback ou TPB : recueil à couverture souple de plusieurs singles (entre 4 et 15) déjà publiés. Il rassemble généralement des épisodes constituant un arc complet. Le prix d’un TPB est en moyenne situé entre 15 à 20 $.

– le hardcover ou HC : même format qu’un TPB mais avec une couverture cartonnée. Le hardcover peut être considéré comme l’édition de luxe d’un TPB, contenant parfois plusieurs bonus inédits. Son prix est fixé autour de 30-35 $.

– l’omnibus : épais recueil à couverture cartonnée de plusieurs singles. Il peut parfois reprendre plus d’une cinquantaine de numéros pour plus de 1 000 pages. Son prix peut aller de 50 à 200 $.

le graphic novel (« roman graphique » en VF) : un comics original proposant une histoire complète qui n’est pas liée à une série particulière et directement publié en cartonné.

le strip (ou comic-Strip): bande dessinée composée uniquement de quelques cases disposées horizontalement. C’est une des formes de comics les plus utilisées au début du 20e siècle, chaque journal quotidien possédant alors ses strips à succès.

Exemple : L’arc Ennemi d’état de la série Wolverine a été publié en 1er en singles (Wolverine 20 à 32) puis en 2 TPB (correspondant aux épisodes 20 à 25 puis 26 à 32) avant d’être publiée en hardcover (contenant cette fois ci tous les épisodes ainsi que des bonus).

 

 

 

Crossover

Histoire à suivre dans plusieurs séries différentes. Ces séries peuvent être de la même compagnie ou pas. Par extension, un crossover définit aussi toute rencontre entre des personnages issus d’éditeurs ou d’univers différents.

 

 

 

Editor

Ce mot est un faux ami car il ne signifie pas l’éditeur (c’est à dire celui qui publie la revue) mais plutôt le rédacteur en chef d’une série. Dans le langage des comics, l’editor est celui qui fixe la ligne directrice de la revue, qui embauche les scénaristes et les dessinateurs et qui veille à la cohérence de l’histoire. Aujourd’hui, chaque editor est en charge de plusieurs séries plus ou moins liées. Exemple : à la fin des années 90, les artistes Joe Quesada et Jimmy Palmiotti ont été les editors de la ligne Marvel Knights qui comportait plusieurs séries dont Daredevil, Black Panther et Punisher.

 

 

 

Editor in chief (ou EIC)

Personne qui supervise tous les editors et qui fixe les lignes directrices non pas de quelques séries, mais de l’ensemble des titres de la compagnie. C’est le plus haut responsable du département artistique d’une firme.

 

 

 

Encreur

Artiste qui passe les traits de crayon d’une planche de comics à l’encre, qui rajoute les ombres et qui corrige parfois les erreurs de proportion afin de faire gagner du temps au dessinateur qui n’a qu’à plus qu’à se concentrer sur ses dessins. Membre très important de l’équipe artistique, c’est celui qui donne la « patte » finale aux dessins d’un comics. Un même crayonné peut en effet s’avérer très différent suivant l’encreur qui officie dessus. Les encreurs sont souvent aussi de très bons dessinateurs. De nos jours, le métier d’encreur se fait de plus en plus rare, les crayonnés des dessinateurs étant directement encrés par ordinateur. Parmi les encreurs les plus célèbres sont Joe Sinnott (encreur de Jack Kirby sur Fantastic Four), Klaus Janson (encreur de Frank Miller sur Daredevil et Dark Knight Returns et de John Romita sur Kick Ass), Scott Williams (l’encreur attitré de Jim Lee) ou encore Terry Austin (encreur de John Byrne sur les X-Men)

 

 

 

Event

Crossover à l’échelle d’une compagnie entière. Il s’agit d’une histoire principale qui a des répercussions dans de nombreux titres d’une firme. Depuis la moitié des années 2000, les 2 principales compagnies de comics, Marvel et DC Comics, proposent à leurs lecteurs des events annuels qui redéfinissent chaque fois la ligne directrice de leur univers partagé. Exemple : l’event Civil War publié par Marvel Comics est composé d’une série principale de 8 épisodes mais engendre des répercussions dans plus de 80 revues de la firme (Spider-Man, Fantastic Four, Iron Man etc) qui retracent des aspects secondaires de l’évènement.

 

 

 

Fill-in

Remplacement d’un ou plusieurs artistes réguliers d’une série pour une période déterminée. Lorsque ce dernier ne peut pas assurer un rythme mensuel, il est souvent remplacé le temps d’un épisode ou deux.

 

 

 

Golden Age

Âge d’Or des comics. Période qui va de la fin des années 30 à la fin des années 50 et qui est considérée comme l’apogée des comics.

 

 

 

Graphic Novel

Voir Comics

 

 

 

Hardcover

Voir Comics

 

 

 

Layout

Se dit d’un crayonné peu travaillé. Il s’agit d’une esquisse de page ou de dessin qui va être complétée par un autre dessinateur ou directement par l’encreur de la série.

 

 

 

Lettreur

Artiste en charge de placer les bulles et les textes d’une bande dessinée. C’est aussi lui qui peut placer les effets sonores au sein d’une planche.

 

 

 

Mini-série (Limited Series en VO)

Série complète constituée de quelques numéros seulement. Au-delà de 12 numéros, on parle de maxi-série. Exemple, la mini-série Magik est composée de 4 épisodes et raconte une histoire complète. La série 52 s’étale sur 52 épisodes est quant à elle considérée comme une maxi-série.

 

 

 

Omnibus

Voir Comics

 

 

 

One-shot

Récit complète contenu dans 1 seul numéro uniquement. Le one-shot peut être considéré comme une mini-série d’un seul épisode ou comme un graphic novel de 48 pages non cartonné.

 

 

 

Plot

Intrigue générale d’une histoire.

 

 

 

Publisher

Compagnie d’édition (Marvel, DC, etc) ou responsable de l’édition.

 

 

 

Pulp

Revues à prix modique des années 30 ou 40 proposant généralement de courts romans d’aventure ou de mystère. Les pulps les plus connus sont ceux du Shadow, de Zorro ou de Doc Savage. Les héros de pulp ont communément influencé la création des superhéros de comics.

 

 

 

Reboot

Remise à zéro de la continuité d’un personnage ou d’un univers. Lors du reboot d’un personnage, toutes les histoires qui ont existé auparavant sont invalidées. Cette technique permet de pouvoir se débarrasser des problèmes de continuité relatifs à des personnages qui existent depuis plus de 50 ans. Exemple : en 2011, DC Comics, la firme de Superman et Batman, a procédé à un reboot de son univers, proposant des versions nouvelles de tous ses héros.

 

 

 

Relaunch

Relance d’une série au numéro 1, généralement avec un changement de direction ou d’équipe artistique. Contrairement au reboot, le relaunch d’une série n’efface pas les histoires précédentes. Chaque nouveau relaunch donne lieu à un nouveau volume de la série. Exemple : depuis sa 1re publication la série Wolverine a connu 5 relaunch, ce qui fait qu’actuellement on parle de Wolverine (volume 6) et qu’on aura bientôt un volume 7.

 

 

 

Retcon (retroactive continuity)

Continuité rétroactive en VF. Se dit d’un changement de la continuité d’une série qui n’invalide pas les histoires précédentes. Il s’agit souvent de la réapparition d’un personnage censé être mort ou d’un changement d’origine. Exemple : lors des histoires de Spider-Man scénarisées par J.M. Straczynski, le héros apprend qu’il n’a pas été piqué au hasard par une araignée radioactive mais qu’en réalité il a été choisi par l’Esprit de l’Araignée. Cela modifie donc en profondeur ses origines sans pour autant invalider les histoires précédentes.

 

 

 

Sidekick

Jeune partenaire d’un superhéros qui l’aide dans son combat contre le crime, ce dernier lui servant de mentor. Exemple: Robin est considéré comme le sidekick de Batman.

 

 

 

Silver Age

Âge d’Argent. Période qui s’étend de 1956 (création du nouveau Flash) au début des années 70 (mort de Gwen Stacy, la 1re petite amie de Spider-Man)

 

 

 

Single

Voir Comics

 

 

 

Strip (ou Comic-Strip)

Voir comics

 

 

 

Subplot

Intrigue secondaire d’une histoire.

 

 

 

Sweatshop

Atelier regroupant dans les années 40 et 50 plusieurs dessinateurs qui s’associent afin de pouvoir produire le plus rapidement possible un comics.

 

 

Tie-in

Se dit d’un comics, généralement une série régulière ayant un rapport avec un event. Les tie-in sont rarement indispensables pour la compréhension de l’event mais permettent d’étoffer certaines intrigues secondaires autour de celui-ci. Par exemple, lors de l’event Secret Empire, qui développait l’intrigue globale, certains aspects secondaires de l’histoire étaient développés dans les séries Captain America Steve Rogers ou Sam Wilson, qui étaient donc des tie-ins.

 

 

Trade Paperback (TPB)

Voir Comics.■




A propos Doop 244 Articles
Doop lit des comics depuis une quarantaine d'années. Modérateur sur Buzzcomics depuis plus de 15 ans, il a écrit pour ce forum (avec la participation de Poulet, sa minette tigrée et capricieuse) un bon millier de critiques et une centaine d'articles très très longs qui peuvent aller de « Promethea » à « Heroes Reborn ». Il a développé une affection particulière pour les auteurs Vertigo des années 90, notamment Peter Milligan et Neil Gaiman.