Chapelwaite : un héritage familial bien empoisonné

Avec Chapelwaite, on retrouve Stephen King dans cette sélection de séries lovecraftiennes. La série adapte la nouvelle Celui qui garde le ver, publiée dans le recueil Danse Macabre, et relié au roman Salem. Ici, le malaise dépasse la simple histoire de maison inquiétante : la ville traîne un passé franchement sinistre. Et les ennuis semblent bien enracinés.
En 1850, le capitaine Charles Boone (Adrien Brody) s’installe avec ses enfants à Preacher’s Corners, dans le Maine, après la mort de son épouse. Il découvre alors les secrets que sa famille aurait préféré laisser dormir. Chez Lovecraft, fouiller ses origines finit rarement en réunion de famille autour d’un album photo. L’atmosphère d’époque renforce ici cette parenté avec son univers.
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Love, Death & Robots (2019-2025) : Lovecraft s’invite dans l’animation

Avec ses courts métrages animés, Love, Death & Robots brasse des influences très variées. Chaque épisode pioche dans les thèmes du titre, mais Lovecraft s’incruste régulièrement à la fête. Et vu les invités, mieux vaut éviter de rester pour le dernier verre.
« Derrière la faille » (saison 1, épisode 7) et « Dans les voûtes ensevelies » (saison 3, épisode 8) plongent ainsi dans l’horreur cosmique du reclus de Providence. « Une guerre secrète » (saison 1, épisode 18) lâche aussi quelques belles abominations. D’autres épisodes, comme « De si… » (saison 2, épisode 5) ou « La Décharge » (saison 1, épisode 9), entretiennent ce malaise face à l’inconnu. Bref, Love, Death & Robots réserve de jolies nuits blanches aux amateurs de Lovecraft.
The Mist : le brouillard façon Lovecraft

Après le très recommandable film de 2007, le récit de Stephen King devient une série en 2017. Malheureusement, The Mist est annulé après une seule saison. L’adaptation ne rend pas toujours justice au texte original, mais conserve son atmosphère lovecraftienne. C’est déjà ça de pris.
À Bridgeville, dans le Maine, une brume épaisse engloutit soudain la ville. Et vu ce qu’elle dissimule, mieux vaut oublier la promenade digestive ! Les habitants se barricadent pour survivre face à des phénomènes terrifiants. Comme chez Lovecraft, l’inconnu transforme ainsi un décor familier en piège.
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