Batman, c’est tout de même un sacré morceau de la culture populaire. Depuis plus de 80 ans, il traverse les époques et aligne les récits devenus des classiques des comics. Surtout, le bonhomme se prête à des interprétations très différentes sans perdre ce qui fait son essence. Mais derrière la cape, des scénaristes ont donné à Batman une profondeur que les gadgets seuls ne suffisent pas à expliquer.
Car Gotham n’a pas manqué de belles plumes au fil des décennies. Certains scénaristes ont pourtant marqué Batman plus durablement que leurs collègues, jusqu’à transformer notre manière de voir le personnage. Leurs idées nourrissent encore les aventures du Chevalier noir. Alors, quels sont ces 10 noms auxquels notre justicier doit une bonne partie de sa légende ?
Alan Moore : un seul récit pour marquer la légende de Batman

Alan Moore parmi les scénaristes les plus influents de Batman ? Avec aussi peu d’histoires consacrées au personnage, le choix peut surprendre. Pourtant, il suffit d’ouvrir Batman : The Killing Joke pour comprendre. Avec cet album, Alan Moore marque durablement le Chevalier noir et son ennemi juré, le Joker. Barbara Gordon en subit, elle aussi, les conséquences pendant des décennies. Forcément, quand un récit laisse une telle empreinte, inutile d’empiler les épisodes pour entrer dans la légende.
Alan Moore signe également une courte histoire consacrée à Preston Payne, le troisième Gueule d’argile, dans Batman Annual nº 11. D’ailleurs, Batman apparaît dans certains de ses récits de Superman ou de Swamp Thing. Mais The Killing Joke suffirait largement à justifier sa présence ici. L’album reste une référence parmi les histoires complètes de DC Comics. Surtout, difficile d’ignorer sa place dans l’univers de Batman, tant les scénaristes suivants ont dû composer avec son héritage.
Jeph Loeb : les grandes enquêtes qui ont marqué Batman

Bon, Jeph Loeb souffle aujourd’hui un peu le chaud et le froid. Mais difficile de contester sa place parmi les scénaristes qui ont marqué Batman. Avec Jim Lee, il signe Batman : Silence, une aventure qui assume ses excès et son goût du grand spectacle. Pourtant, ses plus belles réussites naissent de sa collaboration avec le regretté Tim Sale. Entre ces deux-là, quelque chose fonctionne particulièrement bien.
Ensemble, Jeph Loeb et Tim Sale concoctent des enquêtes parmi les plus mémorables du Chevalier noir. Et au sommet, on trouve Un long Halloween. Sa suite, Amère Victoire, frôle d’ailleurs le même niveau. Mais cette première plongée dans les débuts de Batman reste un modèle du genre. Le mystère nourrit le récit et montre tout ce que Gotham peut offrir à une intrigue policière. Résultat, l’album traverse les années sans perdre son pouvoir d’attraction.
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